[scald=63077:sdl_editor_representation]SEOUL (Reuters) - Après 309 jours passés à 35 mètres au-dessus du sol, au sommet d'une grue dans le port de Busan, la militante syndicale sud-coréenne Kim Jin-suk est descendue jeudi de cette tribune insolite après avoir fait plier les chantiers navals qui ont accepté de réintégrer d'ici un an 94 employés licenciés.

Depuis le début de son mouvement, Kim, qui a fêté en solitaire ses 51 ans en juillet, a affronté les tempêtes de neige de l'hiver et les grandes chaleurs de l'été, et même un typhon.

Des milliers de sympathisants avaient participé ces derniers mois à des rassemblements de soutien au pied de la grue n° 85 des chantiers navals de Busan, dans le sud du pays, et Kim avait reçu l'appui du principal parti d'opposition.

Vêtue d'un bleu de travail, coiffée d'une casquette de baseball, la syndicaliste a été accueillie au bas de la grue par plusieurs dizaines de ses partisans.

"C'est la première fois depuis 309 jours que je vois quelqu'un d'aussi près", a-t-elle dit en touchant le sol.

Des policiers l'ont conduite à l'hôpital pour y subir des examens mais ont ajouté qu'elle aurait des comptes à rendre à la justice pour entrave à la liberté du travail et d'autres délits sociaux.

La direction des chantiers navals et les syndicats de la société Hanjin Heavy Industries & Construction ont approuvé un accord qui met fin à onze mois de conflit déclenché par des licenciements massifs.

Pendant plus de dix mois, Kim a vécu dans la cabine de la grue, se servant d'un seau pour sa toilette.

Jeremy Laurence et Ju-min Park, avec Iktae Park, Guy Kerivel pour le service français

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