Invité de France Inter, le Premier ministre a demandé à la CGT de ne plus organiser de manifestations susceptibles de donner lieu à des violences, comme ça a été le cas hier

Casseurs lors de la manifestation anti loi travail de mardi
Casseurs lors de la manifestation anti loi travail de mardi © Sipa / Tristan Reynaud

Manuel Valls a réaffirmé que le gouvernement ne changerait pas le projet de loi Travail et a demandé à la CGT de ne plus organiser de manifestations où son service d'ordre est débordé par les casseurs.

Ces manifestations ne peuvent plus durer ainsi, j'en appelle à la responsabilité d'un syndicat, la CGT, qui hier, à l'évidence, a été débordé. Beaucoup plus d'ultras et de casseurs, que d'habitude, 700 à 800, plus difficiles à encadrer (…) Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Et au cas par cas nous prendrons, nous, nos responsabilités.

Lors de la manifestation de mardi, plusieurs centaines de manifestants cagoulées ont pris à partie des policiers et des gendarmes avec des jets de projectiles. Vingt-neuf policiers et onze manifestants ont été blessés, selon un bilan de la Préfecture de police de Paris. Au moins 58 personnes ont été interpellées  à Paris. Des casseurs sont sont pris à l'Hôpital pédiatrique Necker-enfants malades, mais aussi à de nombreux commerçants.

Manuel Valls a également dénoncé ce qu'il considère être une "attitude ambiguë du service d'ordre du syndicat vis-à-vis des casseurs qui ont sévi tout au long du cortège".

Le Premier ministre juge l’attitude ambiguë car "la CGT a publié un tract odieux mettant en cause la police (…) et donne le sentiment d’établir un parallèle entre le travail de la police et la violence des casseurs. Ce grand syndicat que je respecte (…) doit assumer ses responsabilités, condamner les casseurs et faire en sorte que son service d’ordre ne soit pas dans l’ambiguïté quand il s’agit d’écarter 700 à 800 casseurs qu’on laisse au sein même de la manifestation »

La réaction de la CGT

Plusieurs heures après la tenue des propos du Premier ministre, la centrale a réagi en publiant un communiqué.

Menacer d'interdire les manifestations c'est le signe d'un gouvernement aux abois

Pour les responsables du syndicat :

Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre

Enfin, le syndicat affirme avoir pris

les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive

►►► POUR EN SAVOIR PLUS | Manuel Valls invité de France Inter

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