Manuel Valls
Manuel Valls © REUTERS/Georges Gobet/Pool / REUTERS/Georges Gobet/Pool

La campagne électorale des élections départementales commence dimanche soir à minuit. Le Premier ministre monte au front ou plutôt contre le front : il s'inquiète de la montée du parti de Marine Le Pen.

"J'ai peur pour mon pays"

Manuel Valls a réitéré dimanche sa "peur" que la France ne "se fracasse contre le Front national" aux élections départementales et estimé que Marine Le Pen pourrait l'emporter à la présidentielle de 2017 :

J'ai peur pour mon pays. J'ai peur qu'il se fracasse face, contre le Front national. Le Front national à 30%, c'est d'une extrême gravité. Est-ce que vous ne pensez pas qu'un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l'élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017. Le Front national, son programme de sortie de l'euro, de sortie de la politique agricole commune, c'est un désastre pour le pays, c'est la ruine pour les Français. Le Front national n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays. [...] C'est un programme qui jettera les Français contre les autres.

Invitée de l'émission Tous politiques dimanhe soir, la secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse s'est étonnée des propos de Manuel Valls.

Le Premier ministre revendique la "stigmatisation" du FN, ce qui fait réagir le porte-parole de l'UMP, le député Sébastien Huygues.

Valls instrumentalise le FN contre la droite de gouvernement.

"Mon destin, ma mission ne sont pas en jeu."

Évoquant "l'esprit du 11 janvier", à la suite des attentats meurtriers de Paris et Montrouge (Hauts-de-Seine), Manuel Valls a appelé à "un réveil des consciences" face à la forte abstention qui menace : Il faut à tout prix, par la participation beaucoup plus importante, faire en sorte que le Front national baisse", a-t-il déclaré, jugeant "dramatique" la division à gauche pour le scrutin départemental. Le chef du gouvernement a précisé que son destin à Matignon n'était pas lié aux résultats des départementales, où la gauche redoute une débâcle :

Je continuerai la mission que m'a confiée le président de la République, celle de réformer le pays. Mon destin, ma mission ne sont pas en jeu.

Les enseignants de l'entretien avec Stéphane Leneuf

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a estimé que le Premier ministre était "en état de panique électorale".

J'ai entendu un Manuel Valls en état de panique électorale, il transpirait de haine contre les patriotes et en même temps il transpirait de peur pour sa place, pour son poste, poste qu'il partage avec l'UMP.

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