Le Premier ministre s'engage à défendre le bilan du Pésident et travaille aussi sa propre image et sa propre destinée politique.

Il affiche son objectif de défense du quinquennat avec la tenue d’une série de réunions publiques qu'il s'engage à tenir du 25 mai à l'été pour porter le bilan du Président.

Dans l'avion qui le ramenait de Nouméa, le Premier ministre jeans et chaussons au pied a joué à fendre l'armure. "J'ai une forme de pudeur à parler de moi". Oui, on fait des photos avec Anne, sous-entendu Gravoin, sa femme violoniste, mais jamais la couverture de Paris Match.

Je ne dis pas qu'il faut être un pasteur luthérien suédois mais il faut faire attention à quelle est la part entre l'authenticité et la communication.

A bon entendeur. Il s'apprête toutefois à dévoiler l'homme Manuel Valls pétri de culture dans la bibliothèque Médicis de Jean-Pierre Elkabbach. « Je suis fils d'un artiste peintre, c'est de notoriété publique que j'ai un lien particulier avec la culture. »

Se montrer sous une autre lumière parce que la présidentielle il y pense peut-être pour lui-même ? "Je ne suis pas né avec l'idée d'être Président." assure-t-il. " Mon père ne m'a pas éduqué comme cela". En même temps, dit-il :

"Je vais avoir 54 ans en août." Et là, en faisant un peu de chronobiologie politique, on se dit que si François Hollande était réélu en 2017, effectivement il y a peu de chances qu'il en ait l'opportunité.

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