Une fois encore, Manuel Valls doit convaincre les députés
Une fois encore, Manuel Valls doit convaincre les députés © maxppp

Manuel Valls était hier soir sur France 2, une interview de 30 minutes pour expliquer sa politique. Non, il ne reviendra pas sur les 35h, mais oui, il y aura bien une loi sur le travail du dimanche. Le Premier ministre a clarifié sa stratégie politique.

Manuel Valls avait une idée en tête : faire le récit d'un homme qui après huit mois passés à Matignon n'a pas varié. Il a toujours les mêmes objectifs : plus de croissance, d'emploi, et de justice. Il y a toujours entre lui et le président de la confiance et surtout, il est là pour durer.

Je suis là jusqu'à la fin du quinquennat, c'est ce que nous avons convenu avec le Présient de la République. Je partirai pour préparer je ne sais quelle étape, je ne sais quel destin, parce que c'est ce que je lis. Non !

De quoi refroidir ceux qui voudraient le voir partir en 2015. En revanche, il dément tout intérêt pour le congrès du PS prévu en juin.

Je ne m'occupe pas de la préparation du Congrès du parti socialiste. Je ne peux pas m'occuper de ça. Je veux la réussite de mon pays et je ne m'occupe pas des autres débats même si encore une fois, si je vous disais le contraire, je serai irresponsable. Je suis attentif à ce que me dit ma majorité depuis huit mois.

Réaction de Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris qui était l'invitée de Léa Salamé à 7h50

Histoire de faire taire le débat sur les divisions entre socialistes, Manuel Valls s'en est pris à l'opposition, et précisément à Nicolas Sarkozy, fraîchement élu président de l'UMP. Il commence en faisant mine de ne pas y toucher:

Je n'ai pas à commenter son retour en tant que tel.

Puis le taxe d'esprit de revanche :

J'ai le sentiment qu'il est mu par une seule idée, la revanche. La revanche contre le Président de la République, ça je peux comprendre mais j'ai sutout l'impression que c'est une revanche à l'égard des Français.

Manuel Valls compose son propre costume de chef de la majorité : d'un côté, riposter à l'UMP et de l'autre, laisser ses amis préparer un congrès dont il fait mine, lui Premier ministre, de ne pas s'inquiéter.

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