[scald=220675:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a promis vendredi des poursuites après les échauffourées qui ont éclaté jeudi entre des salariés de Goodyear et les forces de l'ordre près du siège du fabricant américain de pneumatiques en région parisienne.

Une manifestation de salariés de l'usine d'Amiens-Nord a dégénéré jeudi à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) en marge d'un comité d'entreprise consacré au plan de fermeture de l'usine. Quinze policiers et six salariés ont été blessés dans les heurts.

"Je peux comprendre et entendre la colère et le désarroi mais la violence est inacceptable dans une démocratie", a dit Manuel Valls à la presse lors d'un déplacement en Guyane. "Non seulement je condamne et (...) il y aura des poursuites."

"Il n'y a pas de place dans le dialogue social, dans la démocratie sociale, dans la démocratie de la République", a-t-il poursuivi. "C'est un message de fermeté. Il est inacceptable qu'on s'attaque aux forces de l'ordre uniquement pour faire mal, pour casser."

La CGT a dénoncé jeudi un "déchaînement de violences policières". Mickaël Wamen, délégué CGT d'Amiens-Nord, a assuré que la violence n'était pas du fait des salariés et a demandé l'ouverture d'une enquête.

Marine Pennetier, édité par Patrick Vignal

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