Montebourg et Varoufakis a la Fête de la Rose
Montebourg et Varoufakis a la Fête de la Rose © Aurelien Morissard / IP3 / Aurelien Morissard / IP3

Comme tous les ans, Arnaud Montebourg fait sa rentrée médiatique à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse. Sans mandat politique, il a invité Yanis Varoufakis, l'ancien ministre grec des Finances pour réaffirmer sa position de frondeur socialiste.

L'ex-ministre grec des Finances a accusé hier Wolfgang Schäuble de vouloir pousser la Grèce hors de la zone euro "pour atteindre la France". Très critique à l'égard du troisième plan de renflouement financier accordé à Athènes, il estime que le ministre allemand des Finances veut précipiter un "Grexit" pour "faire tomber les résistances françaises" contre "l'austérité". "L'Etat-providence français, son droit du travail, ses entreprises nationales sont la véritable cible du ministre des Finances allemand", dit-il dans un entretien que publie Le Monde, des accusations qu'il a reprises hier soir au 20-Heures de France 2.

Sous une pluie battante, l'ancien ministre des Finances grec a été acclamé à Frangy-en-Bresse :

► ► ► À VENIR |Yanis Varoufakis, invité de Léa Salamé lundi matin à 7h50

Montebourg rêve d'un parti socialiste "bien différent"

Cyril Graziani a assisté au meeting de Varoufakis et Montebourg

Je suis toujours membre du PS, j'ai acquitté ma dernière cotisation, même si je rêverais que ce parti soit bien différent, ou autre. Je suis retourné à la vie civile, mais cela n'a pas empêché que j'ai pu m'exprimer à quelques reprises [...] La politique appartient à tous les citoyens. Un ancien ministre de l'Economie a la responsabilité de dire les choses, de faire des propositions aussi. Ca n'empêche pas de continuer un chemin professionnel bien différent. Je trouve utile d'aller trouver les ressources dans la société, pour y accueillir les idées nouvelles

L'ex-ministre a par ailleurs dénoncé l'absence de démocratie dans l'Union européenne :

Quand des institutions ne sont pas démocratiques, la démocratie ne risque pas de triompher. C'est le problème de la zone euro. On vote mais cela ne sert à rien. C'est le sentiment de désespoir qu'exprime le peuple grec [...] mais que nous avons connu nous aussi.

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