[scald=60363:sdl_editor_representation]ATHENES (Reuters) - Le gouvernement de George Papandréou a annoncé jeudi être prêt à débattre avec l'opposition de la formation d'un gouvernement de transition en Grèce, dans l'attente d'élections législatives anticipées.

Si un accord est conclu entre les principales formations politiques, le projet de référendum avancé par George Papandréou sera abandonné, a-t-on appris auprès des services du Premier ministre.

"Nous accueillons favorablement la décision de Nouvelle Démocratie (le parti conservateur d'opposition) de soutenir l'accord du 26 octobre" conclu avec l'Union européenne sur la dette grecque, a dit le porte-parole du gouvernement, Ilias Mossialos.

"Pour ce qui est des autres propositions, nous sommes disposés à les discuter sérieusement dans l'intérêt du pays", a-t-il ajouté.

Les services du président Karolos Papoulias ont par ailleurs fait savoir que le chef de l'Etat ne prévoyait pas de rencontrer pour le moment George Papandréou, contrairement à ce qu'avaient annoncé la télévision publique et l'agence de presse ANA, sur fond de rumeurs de démission du Premier ministre démenties par le gouvernement.

La classe politique grecque s'est rebellée dans son ensemble contre le projet du Premier ministre socialiste de convoquer un référendum sur le plan de sauvetage financier du pays.

Une trentaine de députés de la majorité et de l'opposition ont signé une lettre ouverte réclamant la formation d'un gouvernement d'union nationale et des élections anticipées.

Plusieurs élus du Parti socialiste de Papandréou, le Pasok, proposent la constitution d'un gouvernement avec à sa tête l'ancien vice-président de la Banque centrale européennes Lucas Papademos.

Le chef de l'opposition grecque, Antonis Samaras, a également demandé la formation d'un gouvernement intérimaire chargé d'organiser des élections anticipées.

Lefteris Papadimas, Guy Kerivel pour le service français

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