[scald=101353:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo apportera vraisemblablement son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle lors d'un grand meeting du chef de l'Etat sortant dimanche à Villepinte, dit-on à l'UMP.

L'ex-ministre de l'Ecologie, qui a un temps caressé le projet de se présenter à cette élection avant d'y renoncer, lui avait déjà apporté son soutien en 2007.

Mais il a pris ses distances avec le parti présidentiel après avoir été déçu dans ses espoirs de remplacer François Fillon au poste de Premier ministre lors du remaniement gouvernemental de novembre 2010. Longtemps associé à l'UMP, le Parti radical a pris son autonomie le 14 mai 2011.

"Nous avons de bonnes raisons de penser que Jean-Louis Borloo va apporter son soutien à Nicolas Sarkozy", a déclaré mercredi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.

La forme que cela prendra "n'est pas totalement précisée à ce stade", a-t-il cependant ajouté.

S'il va effectivement à Villepinte (Seine-Saint-Denis) dimanche, Jean-Louis Borloo fera partie des orateurs invités à prendre la parole dans la matinée, avant le discours dans lequel Nicolas Sarkozy exposera son programme, en début d'après-midi, dit-on de source proche de la direction de l'UMP.

Le Parti radical, qui tient congrès samedi pour adopter une déclaration de politique générale, maintient ce qui ressemble fort à un faux suspense.

Trois courants sont en présence : les partisans, semble-t-il majoritaires, d'un soutien à Nicolas Sarkozy, qui ont déposé une motion en ce sens défendue par le secrétaire général du parti, Laurent Hénart ; les partisans d'un soutien au président et candidat du MoDem François Bayrou, dont la motion n'a cependant pas été jugée recevable parce que déposée hors délais, et ceux d'une position de neutralité.

LAPSUS

La motion de Laurent Hénart, qui doit être intégrée à la déclaration finale si elle est effectivement adoptée, réaffirme l'indépendance du Parti radical mais souligne que l'UMP est son allié naturel et que Nicolas Sarkozy est le seul candidat de la droite en mesure d'être au second tour. En conséquence, elle appelle à un soutien au président sortant.

Jean-Louis Borloo "prendra ses responsabilités" en fonction des décisions du congrès, explique le centriste Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP, qui a fait au passage un lapsus, lors du point de presse hebdomadaire du parti présidentiel.

"On est en contact permanent avec Jean-Louis Borloo depuis des mois et des mois", a-t-il expliqué. "Il a toujours indiqué que s'il y avait un deuxième tour Sarko-Hollande, il soutiendrait Hollande, euh, il soutiendrait Sarko de toute manière."

Le candidat socialiste François Hollande est le favori des sondages pour le premier comme pour le second tour.

Les représentants de toutes les sensibilités du Parti radical pourront certes s'exprimer au congrès de samedi mais le résultat final ne fait guère de doute, sauf coup de théâtre.

"La résolution de synthèse émettra des exigences et des réserves", dit cependant un proche de Jean-Louis Borloo.

"L'enjeu, pour nous, c'est plutôt quel avenir pour le Parti radical et les centristes après la présidentielle et l'existence d'un groupe central à l'Assemblée nationale", ajoute-t-on de même source. "Nous voulons convertir notre indépendance politique en indépendance parlementaire".

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

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