[scald=224147:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le député socialiste Gérard Bapt préconise de diviser par deux les allocations familiales pour les foyers les plus aisés, une mesure qui, selon lui, permettrait à l'Etat d'économiser trois milliards d'euros dans le cadre de la réforme visant à redresser les comptes de la branche famille de la Sécurité sociale.

La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, s'est dite lundi opposée à une fiscalisation des allocations familiales tout en estimant que d'autres perspectives pouvaient être envisagées.

Dans une interview dans l'édition de mardi des Echos, le rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale, Gérard Bapt, juge nécessaire "de diviser par deux les allocations familiales au delà d'un certain niveau de revenus".

"Nous proposons de fixer ce plafond au niveau de celui de l'allocation de base de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje)", soit environ 53.000 euros par an pour un couple avec deux enfants et un peu plus de 61.000 euros pour une famille avec trois enfants, indique-t-il.

Gérard Bapt préconise également de supprimer pour ces mêmes foyers le complément d'aide au mode de garde, un dispositif qui prend en charge la garde d'enfants à domicile ou chez une assistante maternelle.

Ces deux mesures, qui permettraient de dégager trois milliards d'euros, ne remettent pas en cause le principe d'universalité des allocations familiales, assure l'élu.

"Aujourd'hui, plus les revenus sont élevés, plus les aides à la garde d'enfants sont importantes", souligne-t-il.

"Les 10 % de familles les plus pauvres ne bénéficient que d'une centaine de millions d'euros au titre du complément mode de garde, contre plus de un milliard pour les 10 % de familles les plus aisées", ajoute-t-il. "Dans une période où tout le monde est appelé à faire un effort, il nous semble juste de solliciter les foyers les plus aisés."

Marine Pennetier, édité par Jean-Loup Fiévet

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