En Corse, les nationalistes emportent une victoire historique
En Corse, les nationalistes emportent une victoire historique © Maxpp / Christine Hart

En Corse, la gauche a réussi la performance de perdre et Bastia et Ajaccio.

A Bastia, le nationaliste Gilles Simeoni a emporté une victoire historique en reportant la mairie pour laquelle il a balayé le fils du maire sortant Jean Zuccarelli qui conduisait une liste PRG-PCF. il a mis fin ainsi à 46 ans de pouvoir sans partage de la famille Zuccarelli et des radicaux de gauche alliés aux communistes à la mairie.

Dès l'annonce de la nette victoire de Gilles Simeoni des centaines de Bastiais en liesse agitant des drapeaux blancs à tête de Maure ont envahi le centre-ville.

Une bataille de « fils de… »

Gilles Simeoni, 46 ans, avocat, est le fils du patriarche du nationalisme corse, Edmond Simeoni. Il sera, après son élection, le premier maire nationaliste d'une grande ville corse.

A Ajaccio, c'est grâce à une triangulaire que Simon Renucci, le maire divers gauche sortant a été battu par le jeune député UMP Laurent Marcangeli. Simon Renucci n'effectuera donc pas de troisième mandat. Il n’était pas parvenu à s'entendre avec les nationalistes pour le second tour qui ont maintenu leur liste.

La gauche a essuyé un troisième échec à Porto-Vecchio où socialistes et communistes s'étaient alliés aux nationalistes modérés en espérant battre le maire sortant UMP, Georges Mela.

Autre mairie ratée, celle de Sartène que le président communiste de l'Assemblée de Corse, Dominique Bucchini, espérait reconquérir et que le maire UMP sortant, Paul Quilichini, a conservé.

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