[scald=77015:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin se dit déterminé à aller jusqu'au bout de sa candidature à la présidentielle qui n'est dictée, selon lui, par aucune animosité envers Nicolas Sarkozy.

Invité du Grand Jury Europe 1-Le Parisien, l'ancien Premier ministre a assuré avoir tourné la page de son vif conflit avec le chef de l'Etat dans l'affaire Clearstream, pour laquelle il a été blanchi deux fois.

"J'ai tourné la page, j'ai pardonné à Nicolas Sarkozy", a-t-il dit. "Il n'y a dans ma démarche aucune forme de différend avec Nicolas Sarkozy."

Le chef de file de République solidaire, qui se présente comme un candidat indépendant, a motivé sa candidature par sa volonté de s'opposer à "la république des partis".

"Ce n'est pas à l'UMP de choisir le président de la République, ce n'est pas au Parti socialiste, pas plus qu'au MoDem ou au Front national, c'est aux Françaises et aux Français ! Je ne veux pas que cette élection présidentielle soit kidnappée par les partis politiques", a-t-il dit.

Dominique de Villepin a adressé une pique à Nicolas Sarkozy : "Nous avons aujourd'hui, il le revendique, un président de droite. La France ne peut pas vivre avec un président hémiplégique qui représente une seule partie des Français."

Pour l'ex-Premier ministre, le chef de l'Etat doit être "un président arbitre, qui rassemble".

Gérard Bon, édité par Jean-Stéphane Brosse

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