Jean-Christophe Lagarde nous donne un cours d’anglais, François-Xavier Bellamy chante en allemand Francis Lalanne nous hurle dessus, François Asselineau chante "Paroles, paroles...", Raphaël Glucksmann nous parle de Dietrich. Retrouvez notre very best of des interviews #EuropeOrNot des têtes de liste aux européennes.

C'est l'heure du bilan des vidéos #EuropeOrNot : voici le meilleur du meilleur !
C'est l'heure du bilan des vidéos #EuropeOrNot : voici le meilleur du meilleur ! © Radio France

Depuis fin avril, nous avons interrogé les candidats aux élections européennes lorsqu'ils passaient pas les studios de France Inter pour en savoir plus sur eux, leur vision de l'Europe et de son histoire. Florilège de leurs meilleures réponses. 

Leur couple franco-allemand préféré

Sur ce sujet, les couples politiques ont beaucoup de succès. Yannick Jadot (EELV) évoque l’image de François Mitterrand et Helmut Kohl, main dans la main à l’entrée de l’ossuaire de Douaumont. Nicolas Dupont-Aignan (DLF) n’est pas d’accord : “De Gaulle et Adenauer. Les autres sont des nains à côté.” François Asselineau (UPR) est encore moins d’accord : “Des couples franco-allemands je n’en vois pas. (...) Ce sont des alliances politiques devant les caméras.” Raphaël Glucksmann (Place-Publique - PS), lui, y croit, et préfère citer le couple Marlène Dietrich et Jean Gabin. Nathalie Loiseau (LREM - MoDem), pour sa part, rend hommage au combat de Beate et Serge Klarsfeld pour la reconnaissance de la Shoah.

Certains sont bons en langues étrangères… d’autres pas

Les candidats aux européennes parlent-ils correctement les autres langues de l’UE ? Nous leur avons posé la question, évidemment. Anglais, allemand et espagnol pour Nathalie Loiseau. François-Xavier Bellamy semble lui maîtriser parfaitement la langue de Goethe : il nous récite même Die Lorelei, un poème en allemand. Ian Brossat nous dit parler “un peu anglais” et “un peu allemand” mais semble mélanger les deux : “Ich spreche ein… little… bisschen deutsch”. Lorsqu’on leur demande le conseil qu’ils adresseraient à Theresa May en anglais, certains galèrent un peu. “Your people did a choice… and now you have to decide… if you maintain this choice… you have to decide… or if you change this choice… and you come back… but totally back”, baragouine Jean-Christophe Lagarde.

Leur génie européen

Et si ils devaient choisir un “génie européen”, ce serait qui ? Pour Benoît Hamon, c’est simple et sans hésitation : c’est Greta Thunberg, la jeune suédoise de 15 ans qui milite pour la lutte contre le réchauffement climatique. Des militants aussi, choisis par Raphaël Glucksmann : “Chaque jeune Européen qui monte sur l’Aquarius pour aller sauver des exilés en Méditerranée”. Ian Brossat cite Alan Thuring, “ce Britannique qui a été capable de comprendre les codes utilisés par les nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Puis qui a été condamné en raison de son homosexualité”. Francis Lalanne, lui, nous parle du Génie… de la lampe d’Aladdin : “Il est à l’intérieur de la lampe et il faut frotter la lampe pour qu’il sorte… mais on n’a pas assez frotté, on n’a même pas frotté du tout”.

Ce que l'Union européenne a réussi selon eux...

Sur ce point là, beaucoup sont d’accord. La plus grande réussite de l’Europe ?La paix”, répondent en coeur Manon Aubry (LFI), Yannick Jadot (EELV), Raphaël Glucksmann (Place Publique - PS) et François-Xavier Bellamy (LR). “Avoir mis nos intérêts en commun, ça a offert à notre continent bientôt 75 ans de paix”, poursuit Jean-Christophe Lagarde (UDI). Encore une fois, les réponses rapprochent de manière inattendue deux personnalités : Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et Ian Brossat (PCF). Les deux têtes de listes estiment qu’Airbus est la plus grande réussite de l’Union européenne, mais pas pour les mêmes raisons. Pour Nicolas Dupont-Aignan, Airbus représente l’Europe “de De Gaulle et d’Adenauer, l’Europe des nations”. Pour Ian Brossat, c’est si l’Union européenne était basée sur des partenariats tels que ceux-là, “elle fonctionnerait mieux

... et ce qu'elle a raté

Les candidats ne sont pas tendres lorsqu’ils se mettent à critiquer l’Union européenne et son fonctionnement. Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et François Asselineau (UPR), à la rigueur, sont connus pour ça. Mais les autres ne sont pas en reste. Le plus grand échec de l’UE ?De ne voir en chacun de nous qu’un consommateur”, pour Benoît Hamon (Génération.s). “La compétition de tous contre tous”, renchérit Yannick Jadot (EELV). Trop libérale, l’Union européenne ? “On ne peut pas ne pas harmoniser la fiscalité des entreprises et la protections des salariés”, estime Jean-Christophe Lagarde (UDI). Ian Brossat (PCF) se contente d’un chiffre : “87 millions de pauvres”.

La musique de ‘Star Wars’, ‘The Final Countdown’, ‘Paroles, paroles’, ‘All You Need Is Love’… pour remplacer l’hymne européen

Quand on demande à Yannick Jadot sa chanson plus moderne pour remplacer l’hymne européen, la réponse vient toute seule : c’est Göttingen, de Barbara. C’est Paroles, paroles, de Dalida pour François Asselineau (on imagine assez vite pourquoi), All You Need Is Love des Beatles pour Francis Lalanne (qui fait même la trompette avec sa bouche). Il y a aussi J’irais au bout de mes rêves de Goldmann pour Jean-Christophe Lagarde et même The Final Countdown, du groupe… Europe pour Gilles Boyer et Manon Aubry. Nicolas Dupont-Aignan, lui ironise : “Il y a bien l’hymne de Star Wars, comment au nom de la paix on est entrain de mettre en place une dictature… mais heureusement les rebelles gagnent toujours”, lance-t-il à la caméra.   

Les moments auxquels on ne s’attendait pas

Et puis, lors des tournages d’#EuropeOrNot, on a aussi été surpris ! Par Francis Lalanne d’abord : le chanteur a entonné pour nous l’hymne européen, version “soft” la première fois… mais nous a bien prouvé qu’il pouvait donner de la voix. Manon Aubry aussi, a bien voulu répondre à notre question bête : “Est-ce qu’on vous prend souvent pour la fille de… Martine Aubry ?" Sa réponse ? “Non je n’ai aucun lien avec elle… ou alors ma mère m’aurait menti pendant beaucoup de temps mais je ne pense pas que ce soit le cas. Salut maman ! (rires)”. Et puis il y a François Asselineau, aussi. Il a tenu à nous montrer ses menottes “européennes” et surtout la clé bleu blanc rouge “du Frexit” qui sert à se libérer. Sauf que ce n’est pas pour tout de suite, vu comme le candidat de l’UPR a galéré à les ouvrir face à notre caméra.

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