[scald=65043:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, veut rencontrer prochainement le président de PSA Peugeot Citroën pour lui demander des clarifications sur le plan de suppression de 5.000 emplois en France.

Le président du directoire du premier constructeur automobile français, Philippe Varin, a assuré jeudi matin sur RTL qu'il n'y aurait ni plan social ni licenciement pour les 2.000 salariés qui ne sont pas concernés par les départs naturels (retraite, etc).

"Je prends acte de ce qui a été dit ce matin par le président de PSA qui dit 'pas de plan social, pas de licenciement économique'. J'en prends acte, mais je veux le voir", a déclaré Xavier Bertrand sur France Info.

"Je veux le voir dans les jours qui viennent, pour faire le point précis avec lui, pour savoir ce qu'il entend par 'pas de plan social, pas de licenciement", a-t-il ajouté.

"Je veux mettre un autre sujet dans la balance : la question des sous-traitants. Il parle du groupe, mais les sous-traitants travaillent pour PSA, dépendent de PSA et PSA a besoin des sous-traitants. Quand il y aura la reprise économique, si les sous-traitants sont trop affaiblis, comment est-ce que PSA pourra rebondir et repartir?", a-t-il poursuivi.

"On doit chercher des solutions et pas laisser les salariés seuls", a souligné le ministre du Travail.

"Je dois reconnaître la réalité de l'économie, (...). La seule chose, c'est qu'il faut être sûrs dans ces conditions-là que l'emploi n'est pas la première variable d'ajustement", a-t-il répété.

PSA prévoit, en France, de supprimer 1.900 postes en production et 3.100 parmi les structures du groupe (commercial, marketing, informatique, recherche et développement).

Sur les 3.500 postes du groupe concernés par le plan (les 2.500 autres sont des prestataires de service), "il y en a 1.500 qui partiront en attrition naturelle -départs en retraite, etc- et puis il y a effectivement un sujet pour 2.000 personnes", a commenté Philippe Varin sur RTL.

"Là je vais être très clair : pour les 2.000 postes concernés, je prends l'engagement qu'il n'y a pas de plan social, qu'il n'y a pas de licenciement économique et, devant l'émotion qui a été suscitée par ces chiffres, l'engagement que je prends, c'est que nous allons entamer un travail sur la reconversion de ces personnes", a-t-il affirmé.

Sophie Louet, édité par Marc Angrand

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