Le confinement redouté, n'a finalement pas été annoncé vendredi par le Premier ministre. Mais la situation reste tendue et l'exécutif ne peut pas dire à quoi vont ressembler les vacances de février.

Les remontées mécaniques à l'arrêt, dans la station de la Clusaz (Haute-Savoie)
Les remontées mécaniques à l'arrêt, dans la station de la Clusaz (Haute-Savoie) © AFP / GIACOMO ITALIANO

"Les heures que nous vivons seront cruciales", tweetait samedi le Président. "Chaque jour sans confinement est un jour gagné", disait dimanche le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Malgré des restrictions supplémentaires annoncées vendredi, la France échappe au reconfinement, mais tout est fragile.

Visibilité quasi nulle, projection impossible : l’Élysée, dont la mission est de fixer le cap, est cette fois contraint d’arbitrer au jour le jour. Y compris sur cette échéance qui approche pour des millions d’enfants, collégiens, lycéens et leurs parents : que va-t-il se passer pour les congés d’hiver ? Pourrons-nous nous déplacer en février ? 

Totale inconnue

À l’automne, les ministres concernés --tourisme et transports-- avaient pu donner quelques indications : "n’annulez pas, partez quand même, achetez vos billets, la SNCF s’engage à rembourser". Pour ce mois de février, l’inconnue est totale. Notre stratégie est "réactive, proportionnée, adaptative", résume en langage techno un proche du président. "Nous sommes sur une ligne de crête, on ne peut prendre aucun engagement, on sait juste que ces vacances ne seront pas normales", indique l’Élysée.

Anormales, parce que les stations de ski restent fermées, mais aussi parce que les nouvelles mesures de restrictions, annoncées vendredi, seront toujours en vigueur.

Quels scénarios possibles ?

Dans le scénario positif, le statu quo épidémique permettrait, sans reconfiner, de tenir jusqu’aux vacances qui commencent ce week-end dans la zone A. Jonction espérée à l’Élysée, car l’expérience montre, affirme un conseiller, que les congés scolaires ralentissent la circulation du virus : moins de vie sociale, donc moins de brassage. 

Avec ce raisonnement, et si les indicateurs restent stables, alors rien n’obligerait à restreindre les déplacements. Dans le cas contraire, et il suffit pour cela d’un frémissement à la hausse, ce sera le reconfinement et avec lui le scénario d’un regroupement des 3 zones académiques pour mettre l’école entre parenthèses pendant un mois minimum : une hypothèse toujours sur la table, malgré les réticences de Jean-Michel Blanquer.