Au-delà des prêts garantis par l’État, le ministère de l’Économie réfléchit à d’autres dispositifs pour aider à plus long terme les entreprises touchées par la crise. Parmi eux, le prêt participatif, qui doit permettre de collecter 20 milliards d’euros, destinés à être investis dans des projets de développement.

Le ministère de l’Économie envisage de nouvelles pistes pour aider les entreprises touchées par la crise de la Covid
Le ministère de l’Économie envisage de nouvelles pistes pour aider les entreprises touchées par la crise de la Covid © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas

Le gouvernement étoffe sa palette de mesures de soutien aux entreprises : parallèlement aux prêts garantis par l'État, Bercy veut développer le mécanisme des prêts participatifs. Des prêts qui permettent aux entreprises de se renflouer en fonds propres, et pas seulement en trésorerie. Objectif : collecter 20 milliards d’euros pour leur permettre de continuer à investir.

Comme leur nom l'indique, ces "prêts participatifs" ne sont pas seulement des prêts. En plus des mensualités, ils rapportent au prêteur une participation au bénéfice de l'entreprise aidée. Encore faut-il que celle-ci ait les reins solides, au-delà de la mauvaise passe que la crise lui fait traverser... L'avantage pour elle, c'est que les prêts participatifs lui apportent des fonds propres, du capital qui a vocation à être réinvesti ensuite dans des projets de développement.

Des garanties à apporter pour investir

Une manière, déjà, de se projeter dans l'après-crise, et pas seulement d'éteindre l'incendie, comme le permettent les prêts garantis par l'État qui n'apportent que de la trésorerie aux entreprises les plus fragiles. L'argent des prêts participatifs viendra du secteur privé, et Bercy espère un montant de 20 milliards d'euros d'ici fin 2022...

Les investisseurs, pour bénéficier du label France Relance, devront apporter un certain nombre de garanties : notamment celle de ne pas financer par ailleurs d'activités polluantes, comme l'industrie du charbon ; ou encore de faire appel à l'épargne des particuliers, cette dernière culminant à 87 milliards d'euros, selon les derniers chiffres communiqués par Bercy.

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