Les enfants doivent être scolarisés. Sur ce point, tout le monde est d'accord parents comme enseignants, du ministère aux syndicats. En revanche les incertitudes demeurent sur les conditions d'enseignement et d'accueil. Des doutes qui génèrent de l'angoisse de part et d'autre des grilles de l'école.

Les cantines restent un lieu de brassage où chaque jour des centaines de collègiens et de lycéens se croisent.
Les cantines restent un lieu de brassage où chaque jour des centaines de collègiens et de lycéens se croisent. © AFP / Damien Meyer

Les couloirs de lycées bondés, les réfectoires pleins, ces images circulent un peu partout depuis lundi, jour de rentrée scolaire, la première depuis le reconfinement.

Après les blocages d'établissements par des lycéens, mardi et mercredi, les syndicats d'enseignants alertent à leur tour sur la faiblesse du protocole sanitaire dans les établissements scolaires. Pour Jean-Rémy Girard, président national du Snalc, deuxième syndicat des enseignants du secondaire, "ce que l'on craint, c'est qu'en continuant à accueillir tout le monde tout le temps, sans distance, sans aucune protection, on se retrouve à devoir fermer parce que l'épidémie a encore augmenté."

L'angoisse d'une éventuelle fermeture des écoles

Cette crainte est aussi celle des parents. Le  souvenir du précédent confinement et de l'école à la maison reste marquant et certains parmi eux se sentent pris en étau entre les inquiétudes liées à la situation sanitaire et l'angoisse d'une éventuelle fermeture des écoles, explique  Emmanuel Garot, de la fédération de parents d’élèves la Peep : "Chez les parents, il y a un dilemme entre la crainte de voir les enfants déscolarisés ou en tout cas, se retrouvant face à une scolarité fortement dégradée au regard du danger représenté par le Covid. Je dirais que la crainte du retour à la déscolarisation est probablement plus forte encore que la crainte du Covid lui-même." 

Pour les parents ou les enseignants, l’inquiétude est donc bien présente.  Les chiffres de l'épidémie, qui évoluent de jour en jour, contraindront les uns et les autres à prendre des décisions.  

Toutes les organisations syndicales enseignantes ont rendez-vous ce jeudi après midi. Le Snes, syndicat majoritaire pour le secondaire, propose de fixer une journée de grève la semaine prochaine pour réclamer un  renforcement des mesures sanitaires dans les établissements scolaires. Des fédérations de parents d'élèves, notamment la plus importante, à savoir la FCPE, devraient aussi participer aux discussions.

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