Depuis l'incendie de la cathédrale le 15 avril 2019, plusieurs tentatives de décontaminations se sont succédé. Une réouverture en mars avait été envisagée par le préfet de la région, mais cette hypothèse semble s'éloigner de plus en plus.

Notre-Dame de Paris en 2018
Notre-Dame de Paris en 2018 © Radio France / Valentin BOISSAIS

Des barbelés, des barrières opaques blanches : le parvis de Notre-Dame de Paris, dévastée par les flammes au printemps 2019, ne semble pas près de rouvrir au public. L'hypothèse de sa réouverture dans le courant du mois de mars avait été évoquée par le préfet d’Île-de-France Michel Cadot devant l'Assemblée nationale, le 5 février. À l'époque, la prudence était déjà de mise dans son propos, la réouverture ne pouvant intervenir que lorsque le taux de plomb descendra en dessous de 5000 microgrammes par mètre carré. 

Depuis plusieurs mois, l'idée était de décontaminer le parvis par des opérations de nettoyage successives. Une stratégie qui a évolué. Désormais c'est l’hypothèse d'une "encapsulation" de la surface qui est privilégiée. L'idée est d'appliquer un produit organique sur le sol. Cette résine, permettrait, non pas de retirer le plomb, mais de le fixer au sol et de le recouvrir pour atténuer sa nocivité. 

De la difficulté "d'encapsuler" le plomb 

Néanmoins, depuis quelques semaines le temps est capricieux, les jours pluvieux se succèdent. Cela rend l'application de la résine impossible, cette derrière nécessitant un certain temps d'application au sec. Ainsi sur le chantier du parvis ces derniers jours, peu de travailleurs s'affairent. Depuis l'annonce de début février, la mairie de l'arrondissement était prudente sur une réouverture prochaine et il se pourrait bien qu'elle ait eu raison. 

Un nouveau problème semble se mêler au calendrier. Tout autour du parvis des affiches alertent le voisinage : "La résine émet une odeur due aux solvants présents dans celle-ci". Une odeur qui, selon l'association Robin des bois, inquiéterait les travailleurs présents sur le chantier. Le terme "solvant" interroge aussi l'association de défense de l’environnement. Selon Jacky Bonnemains, le porte-parole de Robin des bois, "le contenu chimique de la substance n'a pas été communiqué avant sa pose sur le sol". 

Un processus encore long

Quoi qu'il en soit, si la résine parvient à être posée, l'Agence régionale de santé devra encore effectuer de nombreuses mesures du taux de plomb sur plusieurs jours pour s'assurer que le revêtement fonctionne. Si c'est le cas, la préfecture prendra alors la décision de rouvrir le parvis au public mais nul doute que cela pourrait prendre de nombreuses semaines supplémentaires. 

Selon Jacky Bonnemains de Robin des bois, "maintenant, l'objectif pour tout le monde serait de rouvrir d'ici le 15 avril". À cette date, cela fera un an que le tragique incendie s'est déclaré sur un chantier de la cathédrale

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