Le grand championnat de basket nord-américain redémarre mardi. Avec, sur la ligne de départ, pas moins de onze Français dont certains en fin de contrat. Mais les nouveaux talents français sont, chaque année, plus nombreux.

Évan Fournier, le numéro 10 des Magic d'Orlando, une des pépites française de la NBA
Évan Fournier, le numéro 10 des Magic d'Orlando, une des pépites française de la NBA © AFP / Getty Images / Kevin C. Cox

La NBA, le plus prestigieux championnat de basket du monde, reprend mardi aux États-Unis. Après une saison perturbée par la Covid-19 et dont les phases finales se sont jouées dans une bulle sanitaire à Orlando l'été dernier, les franchises américaines retrouvent les parquets. 

11 Français sont engagés en NBA cette année. Parmi eux : Rudy Gobert, Nicolas Batum, fraîchement transféré des Charlotte Hornets aux Clippers de los Angeles ou encore Evan Fournier, pour les plus connus. 

Mais si Rudy Gobert vient de re-signer pour cinq ans avec les Utah Jazz, un contrat record de 205 millions de dollars, la plupart de nos "frenchies" de NBA sont dans leur dernière année de contrat. Donc attention à ne pas se rater. Mais faut-il vraiment s'en inquiéter ? Le vivier est plus riche chaque année.

La France s'est taillée une réputation de fournisseuse de talents

C'est devenu une habitude, presque un acquis, voire une bonne douzaine de joueurs français sur les parquets de NBA chaque année. Pourtant, il y a de la casse cette saison. Adieu Joakim Noah, Ian Mahinmi qui faisaient partie des meubles, mais aussi des jeunes William Howard, ou Élie Okobo. 

Jouer en NBA c'est bien, mais le plus dur, c'est d'y rester, rappelle Georges Eddy, la voix du basket sur Canal+. "C'est la précarité, on ne sait pas toujours de quoi le lendemain sera fait. Donc il faut toujours être performant, toujours sur le qui-vive, prêt à montrer son talent dès qu'on a la possibilité et un peu de temps de jeu." 

Pour autant, la France s'est taillée une solide réputation en NBA et un statut de fournisseur numéro un de talents. La preuve encore cette année avec Killian Hayes - choisi en 7e position de la Draft NBA, du jamais vu pour un Français - Théo Malédon ou Killian Tillie qui arrivent dans le grand monde. 

Malgré les pertes, il y a un roulement qui s'opère et qui va fonctionner encore longtemps, assure George Eddy. "Maintenant, être formé en France, c'est beaucoup plus efficace que de passer par le système universitaire américain. Tout est organisé pour permettre aux jeunes talents en France d'éclore." 

La preuve avec le phénomène Victor Wembanyama, 16 ans, 2 mètres 20, qui fait les beaux jours de Nanterre et qui est attendu comme la huitième merveille du monde par la NBA dans deux ans. 

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