La ministre déléguée à l’Egalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno, a reçu ce vendredi les associations qui viennent en aide aux femmes victimes de violences pour faire un bilan des mesures prises lors du premier confinement ; d’autres dispositions sont mises en place pendant cette période de reconfinement.

Collage féministe sur les violences conjugales pendant le premier confinement
Collage féministe sur les violences conjugales pendant le premier confinement © AFP / Marie Magnin / Hans Lucas

Le confinement est une période particulièrement à risque. Au printemps, l'OMS avait révélé que les services d'urgence à travers l'Europe avaient enregistré une hausse allant jusqu'à 60% des appels de femmes victimes de violences conjugales pendant le confinement. Cette tendance s'est vérifiée en France. Alors qu'un deuxième confinement est entré en vigueur ce jeudi à minuit, les associations de lutte contre ces violences ont été reçues par le gouvernement pour voir les dispositifs qui devaient être maintenus. 

Des mesures pérennisées et des nouveautés

Parmi les nouveautés de ce deuxième confinement, les femmes victimes de violence n’ont pas l’obligation d’être munies de l’attestation de déplacement dérogatoire

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Par ailleurs, les salariés et bénévoles des associations qui viennent en aide à ces femmes ont une dérogation spéciale pour pouvoir continuer leur activité. 

Les écoutants des plateformes vont également pouvoir proposer aux femmes qui ont besoin de fuir 2 000 trajets Uber gratuits. Enfin, des nuits d’hôtel supplémentaires vont être financées. Les dispositifs de "remontées silencieuses" sont maintenus. Dans des pharmacies ou des supermarchés, les femmes peuvent ainsi se signaler discrètement afin d’être accueillies et orientées. La ligne d’écoute à destination des auteurs de violences ("Ne Frappez pas") reste ouverte. 

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Les chiffres du premier confinement

Entre le 16 mars et le 11 mai, les appels au numéro d’urgence 3919 ont très fortement augmenté (44 235 appels reçus). Le 114, qui permet un signalement par SMS, a traité 140 dossiers par jour au plus fort, avec parfois renvoi vers les forces de l’ordre, qui ont réalisé cinq interventions de plus à domicile par jour et par département (22 020 au total) pour répondre à des situations de détresse. Les interventions à domicile dans la sphère familiale ont augmenté de 42% pendant la période de confinement. Les tchats de la "Plateforme Arrêtons Les Violences" ont été multipliés par quatre.

Au niveau judiciaire, une centaine d’ordonnance de protection a été délivrée, 350 auteurs de violences ont été déférés et jugés (avec l’éviction systématique du conjoint violent). 129 téléphones grand danger ont été remis aux victimes.

Chaque année en France, 210 000 femmes sont victimes de violences conjugales.