A partir de ce lundi matin, plus de 800 000 collégiens vont passer les épreuves du Brevet national des collèges. Malgré les chamboulements que la crise sanitaire a impliqués pour les élèves, les épreuves ne sont pas adaptées, contrairement à celles du bac.

Les collégiens vont plancher pendant deux jours sur les épreuves du brevet
Les collégiens vont plancher pendant deux jours sur les épreuves du brevet © Maxppp / Philippe RIEDINGER / PhotoPQR / Le Républicain Lorrain

Lundi et mardi, 860 000 élèves de classe de troisième vont passer les épreuves du Diplôme national du brevet (DNB). Celui-ci est évalué sur 800 points : les 400 premiers points correspondant aux épreuves finales, c'est-à-dire le français qui se déroule ce lundi matin, puis l'histoire-géographie, les maths, le bloc "sciences et technologie" et l'oral du brevet, qui existe depuis 2017.

Les 400 points restants sont attribués par l'évaluation de huit compétences lors du dernier conseil de classe de 3e. Cela signifie que la plupart des élèves ont déjà l'assurance d'avoir leur diplôme grâce au contrôle continu. 

Il n'y a donc pas beaucoup d'enjeu avec le brevet, mais symboliquement, cela reste le premier examen national. Mais cette année, contrairement au bac, le DNB n'a fait l'objet d'aucun aménagement lié à la crise sanitaire. Les élèves de 3e ont pourtant eu une année chamboulée, avec des classes fermées, des professeurs absents, et même au printemps, pour les 15 départements qui étaient encore classés en rouge, des cours maintenus en demi-jauge. 

"Les élèves ont perdu le rythme"

"C'est 25 points pour l'épreuve de SVT, 25 autres pour celle de physique", redoute ainsi Adrien, élève de 3e en Seine-et-Marne, qui a eu cours dans ces deux matières par visioconférence toute l'année... et qui passera pourtant l'épreuve de sciences comme si de rien n'était. Mais c'est surtout pour les autres matières qu'il s'inquiète, car son collège était en demi-jauge pendant un mois : "Au niveau des mathématiques et du français, les deux plus grosses matières du brevet, on a eu moins de cours, et donc on est moins bien préparés, on a été juste pour finir le programme. Donc on a moins de chances de réussir". 

"Je trouve qu'il ne travaille pas assez !" dit, à ses côtés, sa mère, Hélène. "Avec la demi-jauge et le confinement, les élèves ont perdu des habitudes de travail. Je vois que mon fils était sérieux quand il était au collège. Avec le confinement, l'ordinateur a plus été fait pour jouer que pour travailler. C'est au point de vue des habitudes de travail que les élèves ont perdu le rythme". 

Pour un premier examen national, les conditions ne sont pas idéales selon Hélène, qui regrette que le ministère n'ait pas aménagé les épreuves comme pour le bac.

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