Ce lundi sera sans doute une nouvelle fois le jour le plus fécond du calendrier. Le 23 septembre, il naît en moyenne 5 % de bébés en plus que les autres jours de l'année. Pour l'institut national d'études démographiques (INED), c'est parce que les conceptions augmentent au moment du nouvel an.

Maternité (illustration)
Maternité (illustration) © Getty

Ce n'est pas un jour comme les autres. Le 23 septembre est le jour qui compte le plus d'excédent de naissance. Le phénomène pointé en 2011 dans une publication de l'INED, l'Institut national d'études démographiques, se confirme selon Arnaud Régnier-Loilier, chercheur et auteur de cette étude. En moyenne, on compte 5 % de naissances supplémentaires.

Une "moindre vigilance contraceptive" pour le Nouvel an

Pour le chercheur, la première hypothèse "consisterait à dire que des couples qui ne se protègent pas car ils souhaitent avoir des enfants sont peut-être plus nombreux à avoir des rapports sexuels ce soir-là" détaille Arnaud Régnier-Loilier. "La deuxième hypothèse est qu'il y a peut-être moins de vigilance contraceptive dans ce moment de festivité" ajoute-t-il, précisant que le nombre d'interruptions volontaires de grossesse est d'ailleurs en augmentation dans les semaines qui suivent la Saint-Sylvestre, de "13 à 14 %".

"Je peux comprendre mes parents d'avoir conçu leurs enfants pendant la période de Noël"

Cette étude sur le sujet, parue en 2011, Corentin Dionet la connaît. "On a envie de se dire que sa date d'anniversaire est unique alors apprendre qu'on est né le jour où il y a le plus de naissance me fait dire que je suis un peu comme les autres" regrette l'étudiant de 22 ans. "Ma sœur est née le 20 septembre", ajoute-t-il, "c'est une anecdote sympa : je peux comprendre mes parents d'avoir conçu leurs enfants pendant la période de Noël, agréable pour rester sous la couette !"

Si le 23 septembre ressort presque chaque année comme un pic de naissance, c'est qu'il se situe exactement 265 jours après la Saint-Sylvestre, soit "la durée moyenne de gestation" écrivent les auteurs de la publication de l'INED de 2011. La dizaine de jours autour de cette date est aussi marquée par une hausse des naissances.

Les canicules, facteur de baisse des conceptions

Mais Arnaud Régnier-Loilier pointe aussi que la "saisonnalité" des naissances, est plus homogène que par le passé. Au XVIIe siècle, on comptait par exemple moins de bébés neuf mois après la période du carême, observé par les catholiques en mars, et qui proscrit les rapports sexuels. Désormais selon le chercheur ce sont plutôt "les épisodes marqués de canicule" qui font chuter les conceptions, et donc les naissances, neuf mois plus tard. 

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