Les résultats d'une étude menée à Londres et Amsterdam, montrent que la consommation quotidienne de variétés de cannabis à haute teneur en THC, serait responsables de l'apparition de trouble mentaux.

Une nouvelle étude pointe l'importance des risques de troubles mentaux en cas de consommation de cannabis fortement dosé en THC
Une nouvelle étude pointe l'importance des risques de troubles mentaux en cas de consommation de cannabis fortement dosé en THC © AFP / Thomas SAMSON

C'est une étude publiée dans la très sérieuse revue médicale "The lancet" et qui démontre que les personnes qui consomment tous les jours du cannabis, sont trois fois plus susceptibles de présenter un épisode de psychose, par rapport à celles qui n'en consomment pas. Cinq fois plus lorsque le cannabis est fortement concentré en THC, qui est la substance psychoactive.

En France aussi, la concentration en THC est de plus en plus élevée, constate le docteur Olivier Phan. Il est pédopsychiatre et addictologue à la Fondation santé des étudiants de France : "Certaines études sur la concentration des produits ont montré que de façon récente la concentration du cannabis en THC avait augmenté ces dernières années, même en France. Et on sait qu'au niveau européen, les Français sont plus consommateur de cannabis que les Hollandais et les Londoniens."

Cinq nouveaux cas de troubles mentaux sur dix à Amsterdam, trois sur dix à Londres seraient le résultat d'une consommation quotidienne de variétés fortes de cannabis.

Pour le docteur Phan cette étude démontre ce qu'on appelle un 'effet de dose' : "c'est-à-dire que l'on observe que plus le dosage est important, plus le risque est fort, plus la dose de cannabis ingérée est importante, c’est à dire plus la concentration du produit est forte en THC, plus le risque d'apparition de troubles psychiatriques est important : à la fois des troubles dépressifs et des troubles psychotiques qui sont les plus gênants. C'est à dire que la consommation de cannabis chez ces personnes fragiles et qui auraient pu le rester  jusqu'à l'arrivée à l'âge adulte et ensuite se résorber, basculent dans la schizophrénie en raison des fortes consommation de cannabis."

Tous les consommateurs ne sont effectivement pas égaux à cause de cette fragilité psychologique, mais elle est très fréquente chez les adolescents. 

Ce qui est certain c'est que fumer jeune du cannabis est plus à risque, et pour le psychiatre britannique qui a conduit l'étude, les consommateurs qui ont un usage récréatif doivent en tout cas éviter le cannabis fortement dosé.

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