Cécile Duflot à l'Assemblée nationale
Cécile Duflot à l'Assemblée nationale © REUTERS/Philippe Wojazer

La nuit a été longue pour les députés français, qui ont achevé l'examen en première lecture du projet de loi sur la transition énergétique. Un vote solennel aura lieu mardi à l'Assemblée, avant l'examen par le Sénat. Le projet prévoit la diminution de la part du nucléaire (de 75 à 50 %), et la fin des sacs plastiques dans les supermarchés.

C'est un projet qui ressort largement enrichi de cette nuit à l'Assemblée nationale. Les débats ont porté par exemple sur la mise en place d'un "chèque énergie" sous condition de ressources pour les ménages modestes, qui devra à terme se substituer aux tarifs sociaux du gaz et de l'électricité.

Un autre amendement a imaginé la création d'une indemnité kilométrique prise en charge par l'employeur pour les salariés allant au travail en vélo.

Les députés écologistes ont également fait adopter un amendement prévoyant l'interdiction de la vaisselle en matière plastique à partir du 1er janvier 2020, malgré de fortes réticences de Ségolène Royal, qui a invoqué l'usage de ces ustensiles par les familles en situation de précarité..La ministre de l'écologie a en revanche salué l'adoption d'un autre amendement interdisant à partir du 1er janvier 2016 la mise à disposition de sacs en matière plastique à usage unique aux points de vente.

Qu'en pensent les consommateurs et les commerçants ? Réponse avec le reportage de Sandy Dauphin

Les députés écologistes étaient mobilisés tout au long du débat pour faire évoluer le texte de Ségolène Royal autant que possible.

Les bancs de la droite désertés

Environ 2 500 amendements avaient été déposés sur la soixantaine d'articles que compte le texte. Pour accélérer les débats, le gouvernement avait décidé d'appliquer la procédure dite du "temps programmé", qui limite le temps de parole. Les députés UMP avaient décidé de défendre un par un leurs amendements sur l'article premier et ne disposaient plus de temps vendredi pour défendre ceux qu'ils avaient déposés sur les autres articles. L'UMP et les centristes de l'UDI ont fait savoir qu'ils voteraient contre le texte.

Du coup, leurs rangs étaient clairsemés, comme le montrait sur Twitter la député écologiste Barbara Pompili.

"Les absents ont eu tort", a pour sa part déclaré le président socialiste de la commission des affaires économiques de la l'Assemblée, François Brottes. "Malgré cette défection programmée, l'Assemblée nationale a pris ses responsabilités."

L'objectif du gouvernement est de faire adopter le projet de loi par le Parlement définitivement au printemps, avant la tenue à Paris, fin 2015, du sommet mondial sur le climat.

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