Comment mieux vivre sa maladie, mieux suivre les traitements, limiter ses douleurs, sa fatigue, son anxiété et garder le moral ? C’est tout l’objet de ce qu’on appelle les "soins de support", tout ce qui aide le patient à gérer un cancer qui peut parfois durer des années.

Il faut penser à tous les aspects de la vie du patient, limiter ses nausées, la fatigue, les angoisses
Il faut penser à tous les aspects de la vie du patient, limiter ses nausées, la fatigue, les angoisses © Getty / Cavan Images

Au congrès mondial du cancer de Chicago, ce thème des soins de support s’impose un peu plus d’année en année. Il représente 10 à 20% des études présentées. Car un traitement réussi, c’est un traitement qui soigne le patient dans sa globalité, en gérant aussi tous les "à cotés".

C’est ce qu’on appelle l’oncologie "intégrative" : penser à tous les aspects de la vie du patient, limiter ses nausées en cas de chimio, la fatigue s‘il doit reprendre le travail. Prévoir un suivi psychologique s’il est anxieux et qu’il perd son sommeil. L’aider à se sentir bien dans sa peau aussi. 

La perte de cheveux est toujours un traumatisme

Pendant les chimios, on utilise depuis longtemps des casques réfrigérants pour éviter la chute, le congrès évoque cette année une lotion capillaire américaine qui serait tout aussi efficace. Florian Scotté, est oncologue médical à l’hôpital Foch de Suresnes, spécialiste en soins de support. "L'application d'une lotion et forcément plus pratique d'un point de vue organisation que le casque réfrigérant, parce qu'il faut que l'infirmière courre entre le congélateur et la tête du patient avec les casques."

Rappeler aux patients de suivre leurs traitement

Autre étude présentée au congrès, elle porte cette fois sur l’envoi de SMS aux patients pour qu’ils pensent bien à prendre leurs cachets à la maison. Ça parait tout bête, mais quand un traitement dure des mois, on a besoin parfois d’encouragements quotidiens précise le Docteur Scotté : "Par exemple, dans le cas des traitements hormonaux contre le cancer du sein, les patientes, au bout de quelques semaines ou quelques mois, le prennent un petit peu moins : un jour sur deux, un jour sur trois, en tout cas de façon irrégulière."

Le smartphone est d’ailleurs devenu un vrai outil pour le patient avec notamment cette application présentée cette année aussi qui permet d’informer son médecin en temps réel de possibles complications chez soi et permettant ainsi au médecin de réagir beaucoup plus vite. 

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