Recherches sur la maladie d'Alzheimer
Recherches sur la maladie d'Alzheimer © TEK IMAGE/Science Photo Library/Corbis

900.000 malades, 225.000 nouveaux cas par an, Alzheimer est un véritable enjeu de santé publique en France. La journée mondiale contre cette maladie qui se déroule ce 21 septembre permet faire braquer les projecteurs sur l'avancée de la recherche. Car en 2020, un Français de plus de 65 ans sur quatre sera touché .

A l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, l'équipe du professeur Bruno Dubois travaille sur les facteurs qui favorisent le déclenchement de la maladie. L'objectif est ambitieux, il s'agit de trouver le médicament qui pourrait traiter des malades avant l'apparition des premiers symptômes.

Les chercheurs le savent désormais avec certitude : un malade d'Alzheimer présente plusieurs années avant l'apparition des premiers symptomes des lésions cérébrales caractéristiques. Les médecins savent les repérer, il est donc facile d'identifier les patients à risque.

Parrallèlement, on dispose de médicaments qui permettent de ralentir l'évolution des lésions. Ainsi,il devrait être possible -à terme- de soigner le patient avant qu'il ne développe la maladie . A terme, tout celà représente évidemment un grand espoir dans le traitement de la maladie, mais pas à court terme puisque l'étude en cours devrait durer encore quelques années.

Et les aidants dans tout ça ?

En ce 21 septembre jour de lutte mondiale contre Alzheimer, les associations mettent elles l'accent cette année sur la très lourde tâche des aidants, ces membres de l'entourage -qu'il s'agisse des conjoints ou des enfants- qui vont s'occuper du malade au quotidien. Car la maladie n'affecte pas que le patient, elle affecte la vie de tout son entourage , souvent sans armes, ni médicales ni psychologiques, pour affronter la situation.

Pour que les proches soient moins démunis, certaines structures leur proposent des séances de formation pour mieux appréhender la maladie et mieux s'organiser face à tout ce que celà engendre. C'est le cas de la Fondation Sainte-Marie en région parisienne.

C'est par exemple dans cette fondation qu'à 75 ans la maman de Céline est soignée. Le diagnostic a été posé en janvier dernier, et sa fille se souvient de sa première réaction : un sentiment de désemparement. "Je ne suis pas d'un caractère très patient, du coup ma mère a subi beaucoup de colère. On n'accepte pas que ses parents soient aussi dépendants " reconnait cette femme de 41 ans.

C'est pour que l'aidant ne soit pas submergé pour qu'il ait des outils que le docteur Florence Bonté, gériatre, a crée il y a six ansune formation pour les proches . Tous les jeudis, des médecins, des psychologues des ergothérapeutes et des assistantes sociales forment les enfants et les conjoints de malades sur tous les aspects de la maladie.

Alzheimer
Alzheimer © Radio France / idé
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