Au congrès mondial du Cancer de Chicago, l'essai thérapeutique présenté par l’institut Curie semble prometteur

Les essais, très prometteurs, sur l'utilisation des nanoparticules pour certains cancers
Les essais, très prometteurs, sur l'utilisation des nanoparticules pour certains cancers © Maxppp / Thomas PADILLA

A l’ASCO, le congrès mondial du Cancer, qui se tient depuis vendredi et jusqu'à mardi 6 juin à Chicago, l'institut Curie présente ce lundi les résultats très encourageants d'un essai thérapeutique mené depuis trois ans sur des patients relativement âgés souffrant d'un cancer de la gorge. Originalité de l'essai : il consiste à injecter, avant le traitement, des nanoparticules dans la tumeur pour démultiplier localement les effets de la radiothérapie.

Car l’une des difficultés de la radiothérapie, c'est qu'à haute dose, les rayons peuvent abîmer les tissus autour de la tumeur. On est donc bien souvent limité dans le dosage et c'est toute l'idée de cet essai.

On envoie la dose habituelle, celle qui est supportable pour le patient, mais localement les nanoparticules, injectées dans la tumeur, vont en décupler la puissance. Douze patients ont participé à l'essai. Ils avaient plus de 70 ans, étaient inopérables et inéligibles à la chimiothérapie. Le professeur Christophe Letourneau est oncologue, il a dirigé cet essai : "ce qu’on observe c’est qu’on peut injecter ces nanoparticules sans danger pour le patient. 2e chose : parmi les 12 patients que nous avons traités dans cette étude, 8 ont une disparition complète de la tumeur, donc c’est naturellement très encourageant".

En septembre dernier on a diagnostiqué à Jean Claude 78 ans, un cancer des amygdales à un stade avancé. Il fait partie des patients qui ont vu leur tumeur disparaître complètement après 35 séances de radiothérapie. Jean-Claude : "c’était un cancer de classe trois, relativement important. On m’a fait une injection de nanoparticules dans la tumeur et j’ai débuté le traitement deux jours après. J’avoue que le traitement était tout à fait indolore".

Finalement, pas plus d'inconvénients qu'avec une radiothérapie standard. Cette technique des nanoparticules commence à être utilisée aussi pour les sarcomes et les cancers du foie.

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