Une étude présentée au Congrès mondial du cancer à Chicago montre qu'il important de demander aux malades de noter leurs symptômes et les transmettre aux soignants.

Un patient qui reste en contact permanent via internet avec son  équipe soignante, gagne en qualité de vie et même en espérance de vie
Un patient qui reste en contact permanent via internet avec son équipe soignante, gagne en qualité de vie et même en espérance de vie © AFP / Zachary Miller / Image Source

Ça parait comme ça une évidence, mais dans la vie réelle bien souvent, le malade, une fois sorti de l’hôpital, et entre deux consultations de contrôle, est livré à lui-même, sans beaucoup de possibilités de communiquer sur sa maladie et ses symptômes. Une étude américaine présentée au Congrès mondial du cancer à Chicago montre qu’un patient qui reste en contact permanent via internet avec son équipe soignante gagne en qualité de vie, et même en espérance de vie.

Nausées, douleurs, bouffées de chaleur, fatigue, difficulté à respirer, perte d’appétit. Pendant des semaines, près de 800 patients atteints de cancers gynécologiques, urinaires, du sein et du poumon ont noté sur une tablette tous les symptômes qu’ils ressentaient, en précisant la force du symptôme sur une échelle de 1 à 5. L’information était aussitôt transmise à l’équipe médicale qui pouvait immédiatement réagir au moindre signe suspect ou inquiétant.

La méthode présente deux avantages : le malade s’écoute davantage, il s’ausculte un peu lui-même tous les jours, mais surtout, le lien finalement n’est jamais rompu avec les soignants. Et ça c’est un vrai bénéfice, explique le professeur Jean-François Morere de l’hôpital Paul Brousse à Villejuif : "trop souvent les patients ne s’expriment pas complètement sur leurs symptômes, parce qu’ils ont peur de déranger les soignants et les médecins, et c’est vrai que de pouvoir renseigner par un auto-questionnaire leurs propres symptômes, ça influe sur la qualité de vie, peut permettre de prévenir des hospitalisations en urgence et ça influe sur leur durée de vie". Une durée de vie qui serait allongée de plusieurs mois.

Comme souvent, cela semble idéal comme prise en charge, mais cela demande aussi des moyens, avec des infirmières de coordination affectées à ce suivi. Des postes réclamés par certains hôpitaux mais pas forcément obtenus.

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