En France, le dépistage du cancer du poumon chez les publics à risque (fumeurs et anciens gros fumeurs) n’est pas encore recommandé. Il permettrait pourtant, on le sait, de réduire la mortalité de ce cancer de 20%. Une solution existe, elle a été présentée au congrès de Chicago.

Le congrès mondial du cancer se tient chaque année à Chicago. C’est là que sont présentées les études les plus prometteuses
Le congrès mondial du cancer se tient chaque année à Chicago. C’est là que sont présentées les études les plus prometteuses © Radio France / Véronique Julia

L’un des arguments évoqués par les autorités françaises, c’est le manque de fiabilité des scanners de dépistage. Mais ce frein pourrait être levé avec l’avènement des biopsies liquides qui permettent de rechercher des traces de la tumeur dans le sang. Une étude présentée au congres mondial du cancer de Chicago confirme que ces biopsies seraient un outil efficace.

En 2016, la haute autorité de santé en France n’avait pas jugé utile de recommander le dépistage systématique par scanner, tous les trois ans, pour les fumeurs. Elle estimait que le scanner, même a faible dose, restait un examen irradiant et surtout qu’on ne pouvait pas s'y fier puisque beaucoup d’anomalies détectées au scanner s’avéraient finalement non cancéreuses. 

L’étude américaine présentée au congrès, pourrait changer la donne

Elle démontre que la biopsie liquide, qui consiste à rechercher de l’ADN tumoral dans le sang, est un outil simple à gérer, et à répéter tous les trois ans. Mais surtout que c’est un outil efficace. Julien Mazieres est onco-pneumologue au CHU de Toulouse : "Ils ont déjà analysé plusieurs milliers de patients et cette biopsie liquide parait particulièrement fiable parce que d'une part, quand le test est positif c'est qu'il y a une maladie tumorale qui est présente, donc on a pas de faux positif, on ne se trompe pas quand on trouve un cancer. Et à la question : trouve-t-on fréquemment : la réponse est oui à 50 à 70 % des cas."

Ces conclusions finiront peut être par convaincre les autorités sanitaires en France 

Le dépistage précoce reste un vrai sujet dans le cancer du poumon. Trop souvent la tumeur est découverte à un stage avancé, avec des métastases.  Quand elle est diagnostiquée tôt les chances de survie sont incomparablement plus élevées.

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