La ministre de la santé Agnès Buzyn, jugeant insupportable qu'on ne trouve pas de cause, a décidé avec François de Rugy de relancer une enquête.À l'organisme santé Publique France est adjoint l'ANSES, l'agence de sécurité sanitaire, pour tenter de découvrir l'origine de ces malformations.

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, lancé de nouvelles investigations sur les naissances groupées de bébés sans bras
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, lancé de nouvelles investigations sur les naissances groupées de bébés sans bras © AFP / Thomas SAMSON

Depuis le compte rendu de Santé Publique France début octobre, il y a comme un soupçon. Parce que l'organisme, malgré les sept cas rapportés dans l'Ain d'enfants nés mal-formés, ne parle pas d'"excès de cas", comme en Bretagne et en Loire Atlantique et surtout parce qu'il n'apporte pas d'explication.

Ce sont bien des cas "groupés", mais aucune cause n'est identifiée, ni alimentaire, ni environnementale. Certes ce sont des zones rurales, mais il n'y pas eu d'épandage de pesticides au moment des grossesses des mamans.

Mais dire que l'on ne sait pas, que les enquêtes n'ont rien donné et que l'on arrête donc d'investiguer a logiquement entraîné une polémique.

Quel est le point commun ?

En annonçant une nouvelle enquête et en y ajoutant l'ANSES, l'agence scientifique et sanitaire, la ministre de la Santé, qui elle-même estime insupportable de se contenter de dire "on n'a pas trouvé de cause", suspend cette polémique et satisfait les familles comme  Isabelle Taymans-Grassin, l'une des mamans, contactée par Jules de Kiss : "Il faut mettre autour de la table des chercheurs, des épidémiologies, des médecins et des non médecins, des urbanistes, et chercher au niveau pesticides, puisqu'on parle de milieu rural, mais aussi quels sont les points communs avec les autres maman : est-ce l'air ? Est-ce l'eau ? Est-ce la terre ? Et après se demander quel est le produit qui a pu être tératogène et comment il a pu contaminer les maman."

Ces cas ont également mis à jour une insuffisance de recueil de données : aujourd'hui les registres sur ces malformations ne couvrent que 19 départements.

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