Les cancers pédiatriques sont la première cause de mort par maladie chez l’enfant, mais le domaine pédiatrique intéresse peu les laboratoires, d’où l’appel lancé par un éminent can

Cancers pédiatriques : les enfants oubliés de l’innovation ?
Cancers pédiatriques : les enfants oubliés de l’innovation ? © Sipa / Mercury Press/Caters News/SIPA
Cancers pédiatriques : les enfants oubli é de l’innovation ?
Cancers pédiatriques : les enfants oubli é de l’innovation ? © Mercury Press/Caters News/SIPA

Les cancers pédiatriques sont la première cause de mort par maladie chez l’enfant, mais le domaine pédiatrique intéresse peu les laboratoires, d’où l’appel lancé par un éminent cancérologue pédiatrique français.

2.500 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en France chez des enfants. Grâce à la chimiothérapie, 80% en guérissent aujourd’hui, alors qu’il y a encore 40 ans la plupart en mouraient, mais c’est souvent au prix de séquelles.

C’est pour ces 20% qui en meurent toujours qu’il faut absolument trouver de nouvelles pistes thérapeutiques. Mais le domaine pédiatrique intéresse peu les laboratoires, d’où l’appel lancé par un éminent cancérologue pédiatrique français, lors du congrès mondial de cancérologie à Chicago.

Il faut accélérer l’accès aux dernières innovations thérapeutiques pour les enfants en échec de traitement

Car comme le souligne Gilles Vassal, plusieurs études présentées au congrès de Chicago de cette année, montrent l’efficacité des nouveaux traitements sur les enfants et les adolescents, notamment l’essai Crizotinib, une thérapie ciblée qui se révèle tres prometteuse pour les jeunes atteints d’un lymphome.

Gilles vassal, est oncologue pédiatrique à Gustave Roussy :

Onze enfants ont été traités dans le cadre d’un essai thérapeutique par un médicament et pour cinq d’entre eux la tumeur a répondu au traitement et ce de façon prolongée.

Problème : l’essai est financé par des fonds publics et associatifs, pas par un laboratoire. Le marché est sans doute trop étroit pour attirer les fonds privés. Il faut donc secouer l’industrie.

Gilles vassal

Actuellement en Europe seulement 10% des enfants en échec thérapeutique ont accès à de l’innovation thérapeutique

Depuis 10 ans, l'indistrie a fait des efforts, certains labos ont réagi, mais pas encore assez et Gilles Vassal plaide aujourd’hui pour l’élaboration d’une nouvelle règlementation qui imposerait aux laboratoires de s’investir beaucoup plus dans l’innovation thérapeutique pour les enfants.

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