À l'occasion des 100 ans de la radio, nous avons demandé à Thomas Pesquet s'il écoutait la radio à bord de l'ISS. Et la réponse est oui ! "on a régulièrement des podcasts de notre choix qui nous sont téléchargés à bord de l'ISS".

Thomas Pesquet parle avec des radioamateurs comme les écoles, et écoute ses émissions de radio préférées à bord de l'ISS
Thomas Pesquet parle avec des radioamateurs comme les écoles, et écoute ses émissions de radio préférées à bord de l'ISS © AFP / EUROPEAN SPACE AGENCY

Le spationaute français Thomas Pesquet, parti rejoindre la station spatiale internationale (ISS) en avril dernier pour six mois, fête lui aussi la radio à l'occasion des 100 ans.

Le technologies évoluant extrêmement vite, il est désormais possible d'avoir un accès internet stable à bord de l'ISS. Et cela permet aux sept astronautes à bord de se détendre. Mais pas question de jouer ou de regarder des films, de faire du streaming, la connexion n'est pas suffisamment puissante. La radio en revanche, c'est possible ! 

On écoute surtout des podcasts, car la radio en direct, c'est plus compliqué. On peut écouter des émissions sur nos plateformes préférées, ou bien on a régulièrement des podcasts de notre choix qui nous sont téléchargés à bord de l'ISS

Thomas Pesquet en profite donc pour écouter la radio pendant ses séances de sport, ou pendant qu'il envoie ses emails, ou qu'il se détend. On sait qu'il est un auditeur très fidèle de Fip, station du groupe Radio France. Le spationaute livre également toutes les semaines sur France Inter son journal de bord.

Les radioamateurs sont aussi au rendez-vous

L'autre possibilité qu'offre la radio dans l'ISS, c'est d'entrer en contact avec des radioamateurs à l'autre bout du monde. Car ils sont nombreux à faire de la radio chez eux avec des bouts de ficelle. 

La radioamateur, c'est un sport que je ne connaissais pas, c'est plutôt sympa. Dans le laboratoire Columbus, à tout moment je peux arriver, je mets l'indicatif de l'ISS puis je communique avec des gens à l'autre bout du monde. En général, ils sont plutôt contents de parler avec l'ISS depuis leur garage !  

Thomas Pesquet, meilleur ambassadeur auprès des écoliers

Mais surtout, ces liaisons permettent de parler avec les écoles. "C'est simple en fait. Ça nous demande pas de ressources, c'est un équipement assez basique. On n'a pas besoin de privatiser une ligne satellite, on a juste besoin d'y dédier un peu de temps", explique Thomas Pesquet. 

Puis le temps qu'on survole une antenne, environ huit minutes, on peut discuter avec des élèves d'une école. Je l'avais fait lors de la première mission avec une école d'un petit village de Guyane qu'on peut rejoindre qu'en canoë. C'est vraiment une expérience super sympa.

Les élèves de cette école étaient même allés à Kourou (Guyane) voir Thomas Pesquet pour de vrai  à la suite de cette rencontre radiophonique.