L'agence spatiale américaine vient d'annoncer le lancement réussi du cargo Cygnus à destination de la Station spatiale internationale. Elle a confié cette mission à l'entreprise Orbital ATK, l'un des partenaires chez qui elle externalise désormais une partie de son activité.

Une fusée Orbital ATK dédiée à la mission de réapprisionnement de la Station Spatiale Internationale
Une fusée Orbital ATK dédiée à la mission de réapprisionnement de la Station Spatiale Internationale © AFP / AUBREY GEMIGNANI / (NASA/AUBREY GEMIGNANI) /

Une fusée Orbital ATK vient de lancer une mission de réapprovisionnement de la Station spatiale internationale (ISS). Elle transportait la capsule de ravitaillement Cygnus, un engin concurrent du Dragon de la société SpaceX. Cygnus, qui a déjà ravitaillé l'ISS en novembre 2017, contient environ 3 tonnes de vivres et matériel de maintenance ou d'expérience scientifique. La capsule vide sa cargaison et revient chargée de déchets, avant de se désintégrer dans l'atmosphère. 

Des sous-traitants pour le transport

Orbital ATK fait partie des entreprises auxquelles la Nasa fait désormais appel pour assurer les lancements de ses engins. Elle a développé  le lanceur Antares et la capsule Cygnus. Ainsi se partage-t-elle avec SpaceX le marché du ravitaillement de l'ISS.

A partir du 22 mai, la fusée Falcon 9 de SpaceX  devrait décoller depuis la Californie, avec deux satellites Grace Follow-On. Mis au point par la Nasa et le Centre allemand de recherche en géosciences (GFZ), ces satellites doivent affiner les mesures de la gravité terrestre. Ses variations donnent en fait des indications sur la répartition des stocks d'eau sur Terre. 

Par ailleurs, la société américaine Vulcan Aerospace a été  sollicitée pour fournir un avion capable d'emmener les lourdes fusées de type Pegasus d'Orbital ATK jusqu'à la stratosphère. 

La Nasa, comme les autres opérateurs de l'espace, a besoin de lanceurs toujours plus performants, toujours plus économiques. C'est ce qui a amené des sociétés comme SpaceX ou Blue Origin à concevoir des lanceurs qui reviennent en partie sur Terre. 

En 2016, six entreprises (Boeing, Lockheed Martin, Bigelow Aerospace, Orbital ATK, Sierra Nevada Corporation's Space Systems et NanoRacks) avaient été sélectionnées par Barack Obama, alors président des Etats-Unis, pour travailler avec la Nasa. Elles sont missionnées pour concevoir de nouveaux modules d'habitation pour des missions martiennes, avec un budget sur deux ans de près de 65 millions de dollars. 

Boeing avait déjà érigé le port d'amarrage de l'ISS pour accueillir des vaisseaux privés et Lockheed Martin a lancé la mission Osiris-Rex de prélèvement d'échantillons sur les astéroïdes.  

Aujourd'hui aux Etats-Unis, plus de 1 000 entreprises travaillent sur des initiatives spatiales privées. 

Des partenaires privés pour la recherche

En décembre 2017, la Nasa a dévoilé les résultats des recherches qu'elle avait confiées au géant du numérique Google. En utilisant des algorithmes d'apprentissage (machine learning) de Google et les informations fournies par le téléscope Kepler, la Nasa a été en mesure d'annoncer la découverte d'une exoplanète, Kepler-90i. Elle a été détectée autour de Kepler-90, une étoile similaire à notre soleil, située à 2 545 années-lumière de la Terre.

Pour y parvenir, une machine à apprendre de Google a enseigné à un ordinateur à scanner 35 000 signaux d'exoplanètes potentielles captés par le télescope américain Kepler quand une planète passait devant son étoile, produisant une baisse de luminosité. Cette approche a déjà permis de découvrir 2 500 exoplanètes. Grâce à cette nouvelle technique d'intelligence artificielle dite de "réseau neuronal" – qui imite la structure du cerveau humain en pouvant classer les informations et apprendre, par l'exemple – le nombre de découvertes devraient encore augmenter.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.