Les capteurs de Phénofield viennent scanner les plantes pour étudier leur réponse à la sécheresse.
Les capteurs de Phénofield viennent scanner les plantes pour étudier leur réponse à la sécheresse. © Radio France / Nathalie Fontrel

Dans le Loir-et-Cher, tout près d’Orléans, un laboratoire tente, pour la première fois, de préparer l’agriculture au changement climatique et à la sécheresse annoncée. Phénofield a été inauguré le 11 mai.

C’est une plateforme d’expérimentation unique au monde pour sélectionner les plantes les plus résistantes à la sécheresse. Phénofield, inauguré par Arvalis l’institut du végétal à Ouzouer-le-Marché, tout près d’Orléans, va tenter de sélectionner les variétés de plantes les moins gourmandes en eau pour adapter les cultures au changement climatique.

500 variétés de plantes scannées

Bien loin de l’épuisette, ce laboratoire-là est à ciel ouvert sur 5 000 mètres carrés. Des toits roulants viennent protéger les plantations de la pluie pour imposer une sécheresse plus ou moins forte à la graine en fonction du stade de l’expérience. Des portiques viennent ensuite se positionner au-dessus des plantes. "Ces portiques portent des capteurs qui permettent de photographier les plantes , explique Jacques Mathieu, le directeur général d’Arvalis, et ensuite de visualiser comment elles répondent à la sécheresse."

Le changement climatique impacte déjà l’agriculture

Grâce à ces analyses génétiques, les scientifiques pourront donc identifier les gênes les plus aptes à survivre au changement climatique , les plantes les moins gourmandes en eau et ainsi permettre à l’agriculture de s’adapter à nos nouveaux climats. Et il y a urgence d’après Joël Cotart, le secrétaire général d’Arvalis, car le réchauffement planétaire touche déjà nos champs : "depuis la sortie de la guerre on avait une augmentation des rendements d’environ un quintal et demie par an. Depuis 10 ans, il y a une stagnation des rendements due à 60% au changement climatique , c’est-à-dire, par exemple, au coup de chaleur du mois de juin qu’on ne connaissait pas avant."

Le reportage de Nathalie Fontrel, spécialiste environnement de France Inter >

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Le reportage de Nathalie Fontrel sur Phénofield

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