Attention aux compléments alimentaires qui contiennent des algues : c'est le message lancé ce mardi par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation. Après avoir mis en garde contre la spiruline, l'Anses attire l'attention sur l'excès d'iode ingérée.

Les compléments alimentaires à base d'algues ont des teneurs en iode qui peuvent fortement varier
Les compléments alimentaires à base d'algues ont des teneurs en iode qui peuvent fortement varier © AFP / GARO / Phanie

Les algues sont parées de toutes les vertus : bourrées d'antioxydants, de vitamines, de minéraux, peu caloriques, ces plantes voient leur consommation exploser depuis quelques années, en particulier chez les végétaliens, qui pensent ainsi compenser leur déficit en iode. 

Des quantités d'iode qui varient du simple au centuple

Mais attention : ce mardi, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) met en garde contre cette consommation qui, si elle est excessive, n'est pas anodine. "Les risques liés à la consommation d'algue sous forme de compléments alimentaires ou d'aliments sont liés au fait que les algues présentent des variations très importantes de leur teneur en iode, selon les procédés de fabrication, les conditions de production et le type de préparation", explique le Pr Irène Marguaretis, chef de l'unité nutrition de l'Anses. 

Ces quantités d'iode vont du simple... au centuple. Or rien n'est précisé sur les emballages. Impossible, donc, pour le consommateur, de savoir s'il respecte la dose maximale journalière conseillée, qui est de 150 microgrammes pour un adulte et 200 micrgrammes pour une femme enceinte ou qui allaite.

Attention aux achats en ligne

Le risque est surtout lié à la surconsommation, précise le Pr Marguaretis : "En particulier, les personnes chez qui on déconseille vraiment de consommer des aliments ou des compléments alimentaires à base d'iode sont les personnes qui présentent déjà un dysfonctionnement thyroïdien mais aussi une maladie cardiaque ou une insuffisance rénale"

Attention aussi à la vente sur Internet : il n'y a aucune garantie sur l’innocuité des produits, pas plus d'ailleurs que d'indication sur la teneur en iode, ce qui, pour l'Anses, devait être indiqué pour une meilleure information du consommateur. 

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