Un premier cas de contamination au variant du virus du Covid-19 identifié en Afrique du Sud a été détecté en France et un deuxième cas du variant britannique a également été confirmé.

Un premier cas détecté en France de personne atteinte par le variant sud-africain du Covid-19
Un premier cas détecté en France de personne atteinte par le variant sud-africain du Covid-19 © Getty / fotograzia

Un premier cas du variant sud-africain du Covid-19 a été détecté en France, mercredi, chez un homme de retour d'Afrique du Sud et résidant dans le Haut-Rhin, à proximité de la frontière suisse. Après B1.1.7, le variant anglais, dont un deuxième cas vient d'être confirmé après le premier détecté le 25 décembre à Tours chez un Français de retour de Londres, ce deuxième variant sud-africain, baptisé 501.V2, est pris au sérieux par les autorités sanitaires.

Il a été décidé de surveiller de près ces variants qui sont plus transmissibles. Désormais, tous les tests PCR positifs de personnes arrivant du Royaume-Uni ou d'Afrique du Sud seront signalés à Santé publique France, puis séquencés par les centres Nationaux de référence. 

Faut-il s'inquiéter de ces mutants ? 

C'est dans la nature d'un virus de muter. À chaque fois qu'il se réplique, des mutations apparaissent. La plupart heureusement ne servent pas l'intérêt du virus et conduisent à des erreurs de copies. Résultat, elles disparaissent d'elles-mêmes. 

De temps en temps, toutefois, ces mutations jouent, à l'inverse, en faveur du virus, explique Etienne Decroly, chercheur CNRS au laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques : "Rarement il arrive qu'une mutation puisse conférer un avantage sélectif, c'est-à-dire permettre au virus de mieux se propager. Ça ne veut pas dire qu'il soit nécessairement plus pathogène, mais juste qu'il va être plus en capacité d'infecter largement les populations. Donc ces virus, il faut les surveiller avec attention, car ce sont des mutants qui peuvent poser des problèmes de santé publiques importants."

C'est le cas de ces deux nouveaux variants britannique et sud-africain. Parmi les mutations, huit concernent la protéine Spike, celle qui sert au virus à s'attacher, puis à entrer dans nos cellules. Cela facilite la contagiosité du virus. Dans un cas sur trois, une étude a montré qu'il générait une forte charge virale. Le risque d'un coup de fouet épidémique n'est pas exclu. Et contre cette nouvelle menace, il n'y a pour l'instant que deux parades : le vaccin et les gestes barrière.

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