Le vaccin Phizer BioNtech est efficace et présente peu d'effets secondaires. Conclusion de la Haute Autorité de Santé qui donne, à son tour, son accord, pour le début des injections dimanche, avec quelques mises en garde.

Feu vert de la HAS à l'utilisation du vaccin Pfizer BioNTech
Feu vert de la HAS à l'utilisation du vaccin Pfizer BioNTech © AFP / Cladio REYES

Cet avis de la Haute autorité de santé (HAS) constituait la dernière étape réglementaire avant le début de la campagne de vaccination dimanche en France. 

Le vaccin Pfizer BioNTech peut être utilisé chez les plus de 16 ans. Il est sûr et efficace estime la HAS, qui confirme qu'on doit d'abord vacciner les plus âgés, qui sont les plus à risque de forme grave. La Haute autorité reconnait malgré tout que les données scientifiques sont limitées pour les plus de 75 ans, car ils étaient peu nombreux dans les essais cliniques. Toutefois, les données rapportées (efficacité de 94,7% chez l'ensemble des 65 ans et plus) ne suggèrent pas de différence notable attendue, ajoute-t-elle.

Pour le reste, les effets secondaires rapportés paraissent pour l'essentiel bénins : des maux de tête, une fatigue passagère notamment. 

La vaccination est toutefois déconseillée aux personnes très allergiques, celles qui ont déjà fait par le passé ce qu'on appelle des chocs anaphylactiques, des réactions très sévères, comme un œdème de Quincke, et qui ont pu avoir recours en urgence à une piqure d'adrénaline. On applique ici le principe de précaution car plusieurs cas post vaccinaux ont été rapportés explique le Professeur Daniel Floret, de la Haute autorité de santé : "Au début de la campagne anglaise, deux personnes ayant des antécédents allergiques graves ont fait un accident anaphylactique. On ne sait pas pour l'instant quel est le composant du vaccin qui peut avoir provoqué ces accidents. On en saura peut-être plus dans quelques temps."

On manque de données aussi sur la grossesse et l'allaitement, le vaccin n'est donc pas recommandé dans ces deux cas. 

Pour les personnes qui ont déjà contracté la maladie, la vaccination ne doit pas être systématique. Elle peut se discuter, là encore, à condition de vacciner plus de trois mois après les symptômes. 

Enfin, si on est sûr qu'il empêche les formes graves, on ne sait pas encore à ce stade si le vaccin Pfizer empêche d'être contagieux et de transmettre. Les gestes barrières doivent donc rester de rigueur.