Une étude révèle que les nouveaux-nés pleurent plus au Canada, au Royaume-Uni ou encore en Italie. Comment l'enquête a-t-elle été menée ? Dans quels pays pleurent-ils le moins ?

 Les pleurs intensifs du nourrisson sont définies comme au moins 3h par jour, 3 jours par semaine pendant 3 semaines d'affilée
Les pleurs intensifs du nourrisson sont définies comme au moins 3h par jour, 3 jours par semaine pendant 3 semaines d'affilée © Getty / JohnnyGreig

Dans sa revue de presse, Mathieu Vidard nous apprenait qu'une étude menée par l'université de Warwick (Angleterre) et publiée dans le Journal of Pediatrics est arrivée à la conclusion que les bébés pleuraient plus dans certains pays que d'autres.

Protocole et résultats

Pour ce rapport, 28 études dans différents pays dits industrialisés ont été réalisées, avec pas moins de 8 700 bébés observés de près.

Les scientifiques se sont intéressés ici aux pleurs dites excessives (et définies comme telles par les pédiatres), à savoir au moins 3h par jour, au moins 3 fois par semaine pendant au moins 3 semaines d'affilée.

Ainsi le Canada arrive en tête du classement avec 31,4% de ses bébés en proie à des crises de larmes intenses, suivent derrière le Royaume-Uni (avec 28%), puis l'Italie (20,9%).

Ces recherches ont également permis d'établir que durant les deux premières semaines de sa vie, un bébé pleure en moyenne 2h par jour. Cette durée s'abaissant progressivement pour atteindre une moyenne d'1h10 à partir de la douzième semaine.

La détermination des causes reste à venir

Le professeur Dieter Wolke, chercheur principal sur cette étude, déclare :

Nous en apprendrons plus en observant les cultures où il y a moins de pleurs, et si cela est dû à la parentalité ou d'autres facteurs liés à l'expérience de la grossesse ou la génétique.

C'est au Danemark et en Allemagne que les bébés sont les plus calmes dans leurs premières semaines avec 5,5% et 6,7% à pleurer plus de 3h par jour. Les scientifiques doivent donc commencer par observer les différentes approches du nouveau-né dans ces pays pour en tirer des conclusions.

Le point rassurant pour les parents est que ces études ne révèlent aucune pathologie. Et au contraire, d'autres études établiraient même le lien entre pleurs et bon éveil du nourrisson.

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