Une nouvelle technique de détection a permis de découvrir une exoplanète, près du bulbe galactique, au centre de notre galaxie. Ce procédé permet de trouver des planètes sans en recevoir la moindre information lumineuse.

Alors que se tient à la Cité des Sciences et de l’Industrie l’exposition 2015 : l’Odyssée de la Lumière qui retrace le trajet de deux particules de lumières, la Tête au Carré revient ce mercredi 15 avril sur une nouvelle technique très prometteuse, qui ouvre la voie à de nouvelles découvertes.

Le télescope spatial Spitzer
Le télescope spatial Spitzer © corbis

Un phénomène prédit par Einstein en 1936

Clément Ranc , Doctorant en troisième année à l’institut d’Astrophysique de Paris, explique le nouveau procédé au micro de Mathieu Vidard et d’Axel Villard :

Avec le phénomène de microlentilles, lorsque deux planètes s’alignent quasiment avec la Terre, il y a une augmentation de la luminosité de l’étoile la plus lointaine (…) L’étoile qui se trouve entre l’étoile la plus lointaine et nous dévie les rayons lumineux qui proviennent de l’étoile lointaine(…) Il y a plus de rayons lumineux qui sont rabattus sur Terre et c’est la raison pour laquelle on détecte cette amplification de lumière, sans nécessairement avoir besoin de recevoir de la lumière de la planète en question.

"Rien n’empêche de trouver une planète de la masse de la Terre" :

Comme l’explique Clément Ranc, c’est la seule technique qui permette de détecter des exoplanètes au centre de la galaxie, à des milliers d’années lumières de nous.

Philippe Henarejos rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace en explique le principal inconvénient :

On ne peut, hélas, observer ces planètes qu’une seule fois

L’effet de parallaxe, un effet géométrique, permet de déterminer la masse et la distance de l’exoplanète :

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