Urgences
Urgences © MaxPPP / Pierre Heckler

Comment désengorger les services des urgences ? L'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) présente ce mardi un vaste plan visant à améliorer les conditions d'accueil des patients. Premier engagement : diviser par deux le temps d'attente.

Le temps d'attente aux urgences est aujourd'hui de quatre heures en moyenne, et il symbolise à lui tout seul l'encombrement des hôpitaux.

Mais cet engorgement peut être réduit si les malades sont bien orientés, explique l'AP-HP dans le plan qu'elle présente ce mardi. Le but est d'améliorer le lien entre le "15" (le samu), le "18" (les pompiers) et les médecins ou les maisons médicales de garde. En clair, l'état de tel patient nécessite-t-il vraiment un passage aux urgences ? Cet autre patient, adressé par un médecin, peut-il être directement admis dans un service ?

Des "filières rapides" bientôt instaurées

Pour de bonnes prises en charge, il faut aussi les diversifier, en instaurant par exemple des "filières rapides" pour les malades ayant besoin d'un avis immédiat, et en préparant des lits disponibles dans les services.

Le professeur Pierre Carli, patron du Samu et président du Conseil national de l'urgence hospitalière, était l'invité du journal de 13 heures de Claire Servajean sur France Inter :

L'attente, c'est précisément ce qui provoque des tensions aux urgences. Il faut diminuer ce temps d'attente, tout en assurant la qualité des soins.

Ce plan tient compte également du service d'urgences de l'Hôtel-Dieu, dont la transformation a suscité beaucoup de manfiestations. Les pompiers n'y conduisent plus de malades, mais les Parisiens peuvent toujours s'y rendre par eux-mêmes pour un avis, une consultation, avec sur place des urgentises, des généralistes et des spécialistes.

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Enfin, l'Hôtel-Dieu sera aussi organisé pour répondre aux urgences en psychiatrie et aux difficultés particulières des patients en situation de précarité.

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