radio des poumons
radio des poumons © MAXPPP/BeneluxPix/laurent Caro

Cette avancée en matière de dépistage et de soin de la maladie, a été annoncée vendredi par une équipe médicale niçoise

.

Selon les travaux de l'équipe du professeur Paul Hofman, du centre hospitalier universitaire de Nice et du centre de recherche de l'Inserm de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, il est désormais possible de détecter, dans une population de patients fortement fumeurs, donc à risque, un cancer du poumon grâce à une simple prise de sang, alors même que la radiographie ne révèle aucun symptôme et que le cancer du poumon se détecte en général tardivement, quand la maladie a déjà évolué.

Le professeur Paul Hofman

Une simple prise de sang qui permet un diagnostic dans les trois heures.

Des prises de sang régulières ont été effectuées sur 245 sujets fumeurs sans cancer, dont 168 souffrant de Bronchopathie chronique obstructive. Les chercheurs ont mis en évidence la présence de cellules cancéreuses circulantes "sentinelles" chez cinq d'entre eux alors que les examens au scanner n'avaient pas permis de détecter de nodule pulmonaire."Les cinq patients ont été immédiatement opérés et l'analyse pathologique effectuée sur le nodule a confirmé le diagnostic de cancer du poumon. Le suivi d'un an minimum après chirurgie n'a montré aucun signe de récidive", dit le CHU de Nice dans un communiqué.

Le professeur Paul Hofman, invité du journal de 13h de Philippe Abiteboul

Détecté précocément et opéré, on peut considérer que la plus part des patients peuvent être guéris.

Le professeur Paul Hofman et son équipe ont donc testé cette procédure de dépistage que l'on doit a Rare cells Diagnostics, une émanation de l'Inserm, de l'université Paris-Descartes et de l'AP-HP.

Patrizia Paterlini Brechot est professeur de biologie moléculaire et cellulaire à Paris Descartes et elle est fondatrice de la société qui a développé ce test

Un test encore au stade d'étude

"On pense que le test pourra être disponible dans quatre à cinq ans, mais il n'est pas question à ce jour de le généraliser", prévient Paul Hofman. "C'est une avancée considérable mais il faut rester prudent et cela concerne uniquement des personnes à haut risque", explique-t-il. "Nous avons fait la preuve de concept, il reste maintenant à le valider statistiquement au travers de l'étude nationale que nous proposons".

Mots-clés :
Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.