Les troubles des apprentissages concernent 8 % de la population. La Haute Autorité de santé plaide pour une meilleure prise en charge des "dys", les dyslexies, dysphasies, dyscalculies et autres dyspraxies.

Ces divers troubles touchent environ 8% de la population.
Ces divers troubles touchent environ 8% de la population. © AFP / FRED TANNEAU

On distingue 5 catégories de troubles spécifiques du langage et des apprentissages :

- Les troubles de l’écrit : la dyslexie 

- Les troubles du langage oral : la dysphasie

- Les troubles déficitaires de l’attention

- Les troubles du calcul et de l’arithmétique, la dyscalculie

- Les troubles des gestes et des fonctions visuo-spatiales, la dyspraxie

Ces troubles, reconnus comme handicaps par la loi de février 2005, sont invisibles sans diagnostic. Très souvent, chez les enfants, ils sont repérés en premier lieu au sein des familles et à l'école. On peut ensuite aider les personnes affectées à vivre avec ces troubles, grâce notamment à des séances d'orthophonie et des bilans réguliers.

La Fédération française des "dys" explique également que les antécédents familiaux peuvent aussi changer la donne. 

Sans une prise en charge, ces troubles cognitifs affectent le développement de ces enfants et ont des conséquences sur toute la vie de la personne. 

La prise en charge n'est pas toujours au point en France. La Haute Autorité de santé constate qu'il existe de disparités importantes selon les territoires. Par ailleurs, l'institution souligne le manque d'identification de formation et de coordination des acteurs engagés sur ce terrain, un déficit qui nuit aux familles concernées. 

Jusqu'à deux ans d'attente pour obtenir un diagnostic

On compte jusqu'à deux ans d'attente pour obtenir un diagnostic. Trop souvent, pour les familles c'est le parcours du combattant. L'enfant parle difficilement ou écrit mal, l'apprentissage est difficile et les parents ne savent pas à qui s'adresser.

En général, ces derniers s'adressent au pédiatre ou au médecin traitant, qui ne sont pas forcément rompus à ces problèmes. 

Réseaux de prise en charge

Les réseaux de prise en charge sont organisés entre professionnels, neurologues, orthophonistes, ergothérapeutes ou psychomotriciens. Il n'y en a que dix en France, et c'est bien trop peu pour les 8 % d'enfants atteints. Par ailleurs, les déserts médicaux n'arrangent rien : quand on habite loin de l’hôpital de région, le parcours peut être très compliqué.

S'il y a eu beaucoup de progrès dans le repérage et le diagnostic depuis quinze ans, les parents réclament aussi aujourd'hui des formations spécifiques pour les enseignants et de meilleures prises en charge financières pour certains soins comme l'ergothérapie ou les consultations de psychologues et de psychomotriciens.

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