L'Afrique de l'ouest (ici Abidjan, en Côte d'Ivoire) apprend à vivre avec Ebola.
L'Afrique de l'ouest (ici Abidjan, en Côte d'Ivoire) apprend à vivre avec Ebola. © Reuters / Luc Gnago

Le coordinateur des Nations Unies contre l’épidémie, en visite dans les pays africains touchés veut se préparer à tous les scénarii, alors que la République démocratique du Congo annonce 13 morts de "fièvre hémorragique".

Son but : mettre toutes les structures sanitaires en état dans les pays d’Afrique de l’ouest touchés par Ebola. L’épidémiologiste David Nabarro veut être prêt à tout.

Car justement, selon lui, tout peut arriver, avec cette épidémie : « soit nous sommes proches d’un palier, mais ensuite elle retombera, soit nous sommes dans une phase, à un point d’inflexion, où elle va augmenter, mais je ne peux absolument pas me prononcer ».

L'Afrique de l'Ouest apprend à vivre avec cette menace

La visite du coordinateur de l’ONU est accueillie avec soulagement par la plupart des pays touchés, complètement dépassés par les événements. Les autres prennent déjà des mesures.L’Afrique du Sud vient de fermer ses frontières, suivie par le Sénégal. Aucun voyageur étranger en provenance du Libéria, de Guinée ou de Sierra Leone sera accepté sur le territoire d'Afrique du Sud. Personne ne pourra franchir la frontière entre Guinée et Sénégal.

En Sierra Leone, au moins 26 nouveaux décès ont été signalés depuis le 13 août . 374 personnes y sont déjà mortes à cause du virus. Des quartiers entiers ont été mis en quarantaine. Et dans ces zones, la vie a pris un tour étrange.

Samir Tounsi, journaliste à l’AFP Télévision, rentre de Sierra Leone.

Les gens ne se serrent plus la main, pour éviter tout contact. Il y a des bombonnes d’eau chlorée à l’entrée des bâtiments officiels. Même les adolescents ne peuvent plus jouer au football !

Il pourrait y avoir de nouveaux cas en République démocratique du Congo. Le ministre de la santé a annoncé la mort de 13 personnes, qui ont succombé à une fièvre hémorragique « d’origine indéterminée » depuis le 11 août, dans le nord-ouest de ce pays où a été découvert Ebola. Dans toute l’Afrique de l’Ouest, le virus a déjà fait plus de 1.300 morts.

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Plus de 1.300 morts et un espoir

Il n’y a toujours pas de remède officiel. Mais un espoir : les deux Américains contaminés au Libéria, et traités à l’aide de Zmap vont mieux. Ils sont sortis de l’hôpital. Le traitement expérimental n’avait, jusque là jamais été testé sur l’homme.

Selon le Docteur Bernadette Murgue, chercheuse à l'Institut microbiologie et maladies infectieuses de l'Inserm, il est trop tôt pour savoir si cette guérison est vraiment due à ce traitement.

Au moins l’un de ces patient a reçu du sérum d’anticorps, des anticorps provenant d’un patient qui avait guéri. Est-ce la conjonction des deux ? Pour le moment on ne peut pas le dire.

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