Des infirmiers libériens emportent un corps le 8 août, à Monrovia.
Des infirmiers libériens emportent un corps le 8 août, à Monrovia. © EPA / MaxPPP / AHMED JALLANZO

Des doses d’échantillons de sérum expérimental ont été mis à disposition par les Etats-Unis, pour soigner les médecins libériens infectés, annonce la présidence libérienne.

Le comité d'éthique de l'OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, a approuvé l'emploi de traitements non homologués.

Avant même cette décision, les Etats-Unis ont accédé à la demande de Monrovia, formulée vendredi 8 août par Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du pays. Le Liberia, l'un des pays les plus touchés, va recevoir des échantillons d'un sérum expérimental. pour traiter les médecins libériens actuellement infectés", a affirmé la présidence libérienne dans la nuit de lundi à mardi.

D'autres pays auraient pourtant bien besoin de ce sérum. Les explications d'Olivier Poujade

Un émissaire du gouvernement américain doit apporter le traitement expérimental dans le courant de la semaine, précise la présidence libérienne, qui ajoute que l’OMS va également lui faire parvenir dans le courant de la semaine des doses supplémentaires du sérum expérimental.

Un anticorps expérimental, appelé "ZMapp", a déjà été administré à deux américains infectés au Libéria, qui ont ensuite été mis en quarantaine. Leur état semble s’être amélioré. La molécule a été développée dans un laboratoire privé aux Etats-Unis, et jamais réellement testée sur l’homme.

Ce lundi, la société américaine qui a élaboré le ZMapp a indiqué qu’elle avait envoyé gratuitement toutes ses doses disponibles en Afrique de l’Ouest.

Doit-on permettre la distribution d'un médicament qui n'a pas encore été testé sur l'homme ?

Pour Hervé Chneiweiss, directeur de recherche au CNRS et président du comité d'Ethique de l'Inserm, compte tenu de l'urgence on ne peut pas faire les essais normaux

Il y a une tension éthique : une maladie qui fait 60% de mortalité d'un coté et de l'autre d'éventuels traitements

Il n'existe pour l'instant aucun traitement ou vaccin spécifique homologué contre la fièvre hémorragique due au virus Ebola qui se transmet par contact direct avec le sang et des liquides biologiques de personnes ou d'animaux infectés.

Plus de 1.000 morts

Un prêtre espagnol, contaminé par Ebola lors d'un séjour au Liberia, est décédé dans un hôpital de Madrid. Le père Miguel Pajares, âgé de 75 ans, avait été évacué par avion du Liberia vers l'Espagne jeudi dernier après avoirconctracté la maladie alors qu'il effectuait une mission pour une ONG. Le père Pajares était le premier ressortissant européen contaminé par ce virus responsable de fièvres hémorragiques.

La fièvre hémorragique Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest a franchi la barre des 1.000 morts, avec 1.013 décès et 1.848 cas dénombrés, selon le dernier bilan de l'OMS.

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