lancement prochain des essais cliniques du vaccin contre le virus ebola
lancement prochain des essais cliniques du vaccin contre le virus ebola © reuters

Avec près de 500 nouveaux cas en moins d'une semaine, L'épidémie d'Ebola progresse à un rythme alarmant en Afrique de l'Ouest, selon l'OMS, qui redoute que le nombre de cas monte jusqu'à 20.000.

Le dernier bilan fait état de 1.500 morts, et 3.069 cas d'Ebola dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest.

Le Liberia est le pays plus touché avec 694 morts, la Sierra Leone en compte 422, la Guinée, où l'épidémie a démarré au début de l'année, 430 et le Nigeria six. En République démocratique du Congo (RDC), Ebola a réapparu depuis deux semaines et tué 13 personnes, Selon l'OMS, le foyer apparu en RDC est distinct de ceux d'Afrique de l'Ouest.

Cette épidémie, la plus grave depuis que cette fièvre hémorragique a été identifiée en 1976 en RDC, progresse de "manière accélérée".

Les chercheurs ont identifié la "source" de l'infection

Selon une étude qui vient d'être publiée dans la revue Science, l'épidémie a vraisemblablement trouvé son origine lors de l'enterrement d'une guérisseuse traditionnellequi pértendait guérir Ebola. Beaucoup de malades étaient venus la consulter à Sokoma, un village reculé proche de la frontière guinéenne et ils ont été encore plus nombreux à venir à ses obsèques, avant de se disperser dans les pays avoisinants en emmenant la maladie qui a provoque d'autres décès et d'autres enterrement propices à de nouvelles contaminations.

Les résultats de la recherche montrent ainsi que parmi les premiers patients de Sierra Leone, douze avaient apparemment assisté aux obsèques de cette guérisseuse.

La gravité de cette dernière épidémie pourrait être liée à des mutations virales spécifiques

Les chercheurs ont découvert "plus de 300 mutations génétiques qui pourraient distinguer cette épidémie des précédentes", précise Stephen Gire, un scientifique de l'Université de Harvard, co-auteur l'étude. Les médecins ont déterminé qu'il y a probablement un ancêtre commun à cette épidémie et aux premiers cas d'infections détextés 1976 en Afrique centrale. Ces travaux fournissent un point de départ pour comprendre comment des mutations virales spécifiques pourraient être liées à la gravité de cette dernière épidémie.

Cette épidémie est également sans précédents non seulement par son étendue, mais aussi par le fait qu'elle se manifeste dans des grandes villes dans plusieurs pays en même temps. Les précédentes flambées d'Ebola étaient localisées dans des régions fôrestières isolées d'Afrique centrale. Et la contamination était alors liée à des multiples contacts avec des réservoirs viraux dans la nature, dont notamment les chauves-souris frugivores. Alors que l'épiémie actuelle a été propagé par de multiples infections entre les hommes.

Le Fonds monétaire international a transmis son inquiétude sur le "grave impact" économique et social du virus Ebola dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest. le FMI étudie le déblocage d'une assistance financière supplémentaire.

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