Dans les Savanturiers, Fabienne Chauvière nous rassure et nous explique le phénomène bien connu des psychologues, désigné par le terme "agression du mignon" ou "agressivité envers le mignon".

Une maman qui serre les joues de son bébé.
Une maman qui serre les joues de son bébé. © Getty / JGI/Jamie Gril

Si vous avez déjà ressenti l'irrépressible envie de presser, de mordre les joues d’un adorable bébé, ou de serrer ou de pincer très fort un chiot qui vous fait fondre de tendresse, mais de manière à ne pas lui faire de mal, c'est étrange mais vous n’êtes pas un psychopathe pour autant. 

C'est même, normal d'après deux chercheuses de l’université de Californie qui ont publié une étude dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience pour expliquer ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous exprimons des émotions disproportionnées pour des animaux ou des bébés.

Selon elles, nous sommes parfois tellement submergés par tant de beauté que “l’agressivité mignonne est la façon pour le cerveau de nous faire redescendre en atténuant notre sentiment d’être submergé", voire, nous ne souhaitons pas vraiment faire de mal, mais nous expérimentons une émotion agressive. 

Malgré tout, elles ne sont pas certaines de la raison, parce qu'il est aussi possible que ce sentiment soit causé par la frustration de ne pas pouvoir s'occuper de l'animal ou de l'enfant. Ce qui est sûr, c'est qu'il est associé à une activité neuronale particulière, impliquant les circuits de la récompense et des émotions.

Une autre hypothèse serait simplement que, face à des sentiments trop forts, l'homme réagit parfois à l'inverse de la situation comme en apprenant une bonne nouvelle, certaines personnes fondent en larmes. En tous les cas, c'est peut-être la façon pour notre cerveau de dire : "Détendez-vous. Régulez vos émotions. Inspirez profondément", explique l'une des deux scientifiques.

🎧 (RÉ)ECOUTER | Les Savanturiers de Fabienne Chauvière

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