un pas de géant pour galileo, le gps européen
un pas de géant pour galileo, le gps européen © reuters

Les deux premiers satellites opérationnels lancés vendredi depuis la base spatiale de Kourou n'ont finalement pas atteint l'orbite prévue... Un contretemps fâcheux pour un projet qui a déjà deux décennies de retard sur le système GPS américain.

Décidément, Galileo a un peu la tête à l'envers. Le projet, vieux serpent de mer de la conquête spatiale européenne, vient de rater magistralement son entrée dans le ciel terrestre. Propulsés vendredi par le lanceur russe Soyouz, les deux premiers satellites du dispositif (qui en comptera une trentaine à terme) ont manqué leur objectif, atterrissant (ou plutôt l'inverse) loin de leur orbite prévue.

Les précisions de Stéphane Barenski, de la revue Air et Cosmos (contacté par Thomas Pontillon)

Deux solutions s'offrent désormais aux satellites (légèrement) perdus : poursuivre sur cette orbite décalée, entraînant nécessairement un service moins efficace ; ou bien utiliser une partie du carburant des satellites (prévu au départ pour tenir douze ans) pour corriger la trajectoire.

Dans tous les cas, il sera "compliqué" de corriger la situation. C'est d'ailleurs ce que dit Jean-Yves Le Gall, coordinateur interministériel pour la France du programme Galileo : "Nous sommes en train de voir si on peut rattraper la situation dans les prochaines heures."

On ne sait pas encore pour l'instant ce qui a causé cette regrettable erreur. Le communiqué de la compagnie se contente de préciser que "des investigations sont en cours".

Les observations complémentaires collectées après la séparation des satellites de la mission Soyuz VS09 pour Galileo FOC M1 mettent en évidence un écart entre l'orbite atteinte et celle prévue.

L'enquête sur cette erreur va se dérouler par étapes, pour Philippe Henajeros, journaliste au magazine Ciel et Espace

Le projet Galileo doit à terme concurencer deux adversaires de taille : le Glonass russe et surtout le GPS américain, dont dépendent déjà l'immense majorité des systèmes de guidage ou de positionnement actuels. Il faut dire que ce dernier est opérationnel depuis le siècle dernier, plus précisément en 1995. Galileo, lui, ne voguera complètement qu'en 2019.

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