L'Europe lance les premiers services de son système de navigation par satellites, Galileo. Il promet d'être plus précis et de concurrencer l'américain GPS.

Satellite du système Galileo
Satellite du système Galileo © ESA

Galileo est le 4e système mis en place après l’américain GPS jusqu’ici dominant, le chinois Beidou et le russe Glonass.

Ce programme a été lancé en 1999 par l’Union européenne, avec plus de 10 milliards d’euros. Il a pris 6 ans de retard et n'est pas encore tout à fait au point.

Aujourd'hui seule une poignée de privilégiés, possesseurs du seul smartphone compatible avec Galileo - l'Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ , pourra capter le nouveau signal. Ils pourront donc par exemple trouver une pharmacie, le meilleur itinéraire pour partir en vacances ou régler leur foulée au marathon.

Galileo comme l'Europe en rêvait

  • Un système autonome européen

  • Une précision à 1 mètre au lieu de 15. Ve sera même quelques centimètres pour les versions adressées aux professionels

  • Une datation d'une précision de quelques milliardièmes de seconde

  • Visibilité immédiate d'un appel de détresse de n'importe où sur le globe

  • Interopérable avec le GPS, bientôt avec GLONASS et dans certaines limites avec le Chinois Beidou. On pourrait donc se référer à 2 systèmes depuis le même récepteur (avion par exemple)

  • Un Public Related Service (PRS) destiné à un usage gouvernemental, en fournissant un signal crypté et stable malgré les tentatives de brouillage.

Galileo en réalité (IRL)

Le beau programme que promet Galileo n'est pas tout à fait au point. Il faudra de la patience et surtout que le système se fasse adopter par les industriels.

  • Attendre 2020 au moins pour atteindre la précision à 1 mètres. Il manque encore 12 satellites à l'appel dans le ciel, pour faire fonctionner pleinement Galileo
  • Aucun récepteur à disposition pour l'instant. Pas de voiture, pas de smartphone, à part les quelques testeurs de cette fin 2016
  • Aucun objet connecté ne disposera d'une puce Galileo avant plusieurs années. Or en 2030 le marché des objets connectés représentera 30% du PIB européen
Galileo, le fonctionement
Galileo, le fonctionement © Visactu / Visactu

Ecoutez l'intervention de Jean-Yves Le Gall, président du CNES et désormais en charge du programme Galileo dans le journal de 13h

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