Eleveur chinois de la province de Zheijang
Eleveur chinois de la province de Zheijang © Reuters / William Hong

Déjà dix victimes, 38 personnes contaminées, et un léger vent de panique qui (re)commence à souffler en Chine. La nouvelle souche de la grippe aviaire, nommée H7N9, rappelle les heures les plus sombres de sa grande soeur, le H5N1.

Selon l'organisation mondiale de la santé animale, la situation est "exceptionnelle". L'arrivée de la nouvelle souche de la grippe aviaire commence en effet à avoir de graves conséquences. Une dixième victime a été recensée, et 38 personnes sont contaminées, dans la partie orientale de la Chine.

Mais ce qui est exceptionnel, c'est que les dizaines de milliers de volailles qui doivent être abattues dans la région ne sont, elles, même pas malades.

Le reportage de Danielle Messager.

Les autorités chinoises annoncent déjà qu'un vaccin sera prêt dans les mois à venir. Mais la source de l'infection reste encore à déterminer, même si les autorités soupçonnent déjà des marchés de volailles bien précis, où les tests se sont révélés positifs.

Vers une pandémie ?

Pour l'instant, rien ne permet de prouver que la maladie, qui passe de la volaille à l'homme, soit ensuite contagieuses entre humains. Mais si elle évolue et parvient à voyager plus facilement de patient en patient, elle pourrait mener à une pandémie.

L'organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) fait elle aussi part de ses inquiétudes. "Par précaution, nous lançons un programme de surveillance dans des pays voisins comme la Birmanie, le Laos et le Viêtnam".

Pas de panique, juste de la prévoyance.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.