On lui doit déjà le maillot de bain et la robe connectés. Cette start-up mulhousienne, qui réfléchit et s'interroge aussi sur l'anticipation et l'intelligence artificielle, a mis au point un pansement connecté.

Le pansement connecté
Le pansement connecté © Spinali Design

Toujours à l’affût d'innovation scientifique, Fabienne Chauvière s'est penchée sur ce pansement intelligent dans les Savanturiers.  

Ce pansement allie prévention, détection et traitement. Pour le mettre au point, Spinali Design s'est alliée à l'INSERM de Strasbourg.  

De nombreuses bactéries sont aujourd'hui résistantes aux antibiotiques, il est donc indispensable de trouver une alternative. Les agents antimicrobiens pourraient être une solution. L'INSERM mène des études dans ce sens depuis une quinzaine d'années  

Le pansement connecté : comment ça marche ?  

Concrètement, le pansement est activé avec un bouton puis appliqué sur la plaie. En présence de bactéries pathogènes, le pansement qui est connecté à une application smartphone, émet un signal lumineux. Le début de l'infection est donc détecté très rapidement ce qui permet de gagner un temps précieux.   

Une fois l’alerte déclenchée, le dispositif  est aussi capable de stopper la progression de l’infection, grâce à des agents anti-microbiens. 

Dans un premier temps, le pansement pourra identifier un nombre limité d'agents pathogènes, puis pourra être étendu à d'autres souches.

Ce pansement connecté sortira en 2019 pour le grand public. Il coûtera entre 20 et 30 euros. Ce produit est particulièrement destiné aux grands brûlés, ou aux diabétiques.

Quand la technologie rencontre la santé  

Les innovations en la matière se multiplient.  Ainsi, le pansement connecté est également au centre des recherches de l'université Tuft dans le Massachusetts. Un "Smart bandage", comme l'expliquent les chercheurs dans une publication datant de juillet 2018, capable de surveiller des plaies chroniques. 

L'université de Tokyo a annoncé en février 2018 la mise au point d'une "peau électronique". Une matière flexible, respirante et élastique qui contient une série de micro-LED, qui indiquent en temps réel des informations comme le rythme cardiaque, la température corporelle ou la pression sanguine.

Et ça marche aussi dans l'autre sens. Pour rendre une batterie au lithium-ion flexible, des chercheurs de la Columbia School of Engineering and Applied Science ont songé à s'inspirer de la biologie. En créant une structure semblable à une colonne vertébrale, ils ont créé un prototype à la fois malléable et performant.

La peau électronique
La peau électronique / Université de Tokyo
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